République et socialisme

Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n'est qu'un mot. Jean Jaures

04 septembre 2008

Où va le PS?

Comme beaucoup je me pose cette question où va le PS ? Assistera-t-on à un concours d’égos menant ce grand parti de gauche droit dans le mur et condamnant la France à subir 10 ans de sarkozysme ? OuLOGO_PS des débats sortira une nouvelle orientation susceptible de remettre ce parti en ordre de marche ?

Je n’ai pas de solutions à proposer aux militants, n’étant plus militant moi-même. Mais, il me semble que plusieurs éléments sont à prendre en compte pour une réussite de ce parti. Je voudrais donc, sans rentrer dans les détails techniques vous faire part de mes impressions. Pour réussir, il faut, je crois remplir trois conditions :

1 Être vraiment à gauche

Qui n’a pas constaté la dérive libéralisante d’une certaine frange de ce parti ? Sur plus d’une rbra_nc_280407éforme ciglée UMP, on a eu l’impression que finalement à écouter Manuel Valls ou d’autres qu’il y avait là de pas trop mauvaises idées même si notre président allait trop loin. Des exemples ? la réforme des retraites, celle des universités, etc. Je crois qu’il faut clarifier les choses. Le peuple de gauche, à mon sens mais je peux me tromper, attend un projet ancré à gauche et marqué du sceau du développement durable. Et cela, autant en matière d’économie, de politique sociale (les retraites, la Sécu, etc.), de défense des service publique, d’éduction, de transports de logement, etc. Sur tous ces sujets, comme beaucoup, je suis prêt à évoluer, à faire des sacrifices, à condition de préserver l’essentiel. En outre, comme beaucoup de militants syndicaux, j’aimerai voir un peu plus les socialistes sur le terrain et dans la rue.

2 Prendre en compte l’Europe

Plus qu’une contrainte, l’Europe est une chance, ne la laissons pas passer. Mais, ce n’est pas une raison pour accepter n’importe quoi. A l’heure actuelle, les institutions communautaires, bien peu démocratiquedrapeu_UE d’ailleurs, sont d'orientation libérale. Et de ce fait, elles s'opposeront à une vraie politique de gauche venue de la seule France. Il me semble donc nécessaire que les partis socialistes européens soient en mesure de proposer un contre projet de gauche et de l'assumer lorsqu'ils ont le pouvoir dans leurs états respectifs ou au Parlement de Strasbourg. En conséquence, pour moi, le projet socialiste français doit tenir compte de cet état de fait non pas agir comme si cela n'existait pas et nous proposer de belles résolutions franco-françaises sans applications réelles car non eurocompatible. Certains l'on fait par le passé, on a vu ce que cela donne... suivez mon regard en direction du fameux plan B qui n'existait pas européenement parlant... Mais, je suis conscient que la tache est rude... Comment trouver un terrain d’entente avec les travaillistes anglais, les sociaux démocrates allemands ou suédois, le PSOE espagnole, etc. ? Pas facile mais, pas impossible ! Cette vision de l’Europe passe donc par une concertation des gauches européennes pour une réorientation politique nationale et européenne mais aussi, par une réforme des institutions visant à les démocratiser et donc à donner le pouvoir au Parlement. Bon je sais je suis à la limite de l’utopie mais, qu’on moins on cesse de se moquer des citoyens en leurs faisant des promesses d’autant plus facile qu’elles sont inapplicable.

3 Trouver une majorité ayant une volonté de changer le parti

A mon sens, seul un vaste rassemblement incluant la gauche du parti mais sans se limiter à elle est nécessaire à condition de ne pas trop déborder sur la droite… Il faut donc trouver une majorité, et un secrétaire général, à même de faire taire les écuries présidentielles et de créer une unité permettanjulien_drayt à chacun de se remettre au travail afin de construire un projet de gauche et crédible. Je crains fort que le choix d’un présidentiable à la tête du parti Delanoë, Royal, Fabius ou Hollande (non pitié), ne fasse que raviver les querelles d’égos. Chaque chose en son temps, la présidentielle n’est pas pour demain, ne brûlons pas les étapes. Alors qui vais-je soutenir ??? Je ne sais pas encore. Mais les candidats potentiels sont peu nombreux. J’exclu d’entrée de jeu les strauskaniens (Moscovici ou Cambadélis), reste donc Martine Aubry ou Julien Dray. A titre personnel, je pencherais plus facilement vers Julien Dray. D’abord car je crois qu’il a une réelle volonté de modifier l’orientation du PS dans le sens qui me convient, et d’autre part, je pense que ses qualités personnelles et sa bonne connaissance du terrain font de lui un bon candidat.

Bref, ça ne sera pas facile de sortir le PS de l’ornière ou il c’est embourber. Il faudrait pour cela une vraie volonté de travail collective, en respectant la diversité de chacun mais en cessant de toujours penser à la présidentielle. Et surtout il faudrait reconstruire un vrai programme de gauche crédible et moderne. Ben non moderne ça veut pas dire libérale ! La tâche est rude mais aujourd’hui il faut agir. C’est l’heure du sursaut ou du déclin !

Photo de Julien Dray trouvé sur Facebook

Écrit le 18 fructidor an CCXVI, 9 avril 2008

Posté par repsocialiste à 16:18 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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