17 avril 2009
Infos en vrac, infos creuses
En vrac quelques informations entendues ces derniers temps dans les médias :
- Les Obama ont un chien. Wahou ça c'est de l'info... Il parait que tous présidents américains ont eu un chien donc que Barak se devait d'un avoir un. Ben, pis s'il n'a pas envie d'un chien? Sans parler des questions des journalistes, là on a atteint des sommets de pertinences... Allez pour le plaisir si j'ose dire une question entendue sur TF1 "Il va dormir dans un lit?". On sent qu'à partir de maintenant tout va être différent. C'est ça un grand président. Il a un chien...
- Trois jours après le G20, il n'y a plus de paradis fiscaux. Wahou... Je suis impressionné! Petit rappel, 50% des flux financiers mondiaux passent à un moment ou un autre par au moins un paradis fiscal. Tous les grands organismes de la finance ont des succursales dans ces paradis (même les banques françaises). Et là, en trois jours tout est réglé... On ne pourra plus dissimuler de l'argent au fisc, faire de petits arrangements entre filiales pour dissumler les bénéfices, plus de blanchiment d'argent, plus de... Quelle efficacité! A moins que... En fait, c'est la "liste noire" des paradis fiscaux éditées par le G20 est vide. Faut dire que nos dirigeants n'ont pas été trop regardants. Cette liste ne contenait que quatre pays, plutôt pauvres sans grand poids politique ni surtout financier : le Costa Rica le territoire malaisien de Labuan, les Philippines et l'Uruguay. Mais où sont donc passés les Bahamas, les Iles Caymans, Hong Konk, Singapour, les Seychelles, le Libéria, Trinité-et-Tabago, etc. Sans oublier nos chers amis occidentaux : le Luxembourg, Monaco, la Suisse, l'Autriche, Andorre ou le Liechtenstein et ces petites territoires à statuts spéciaux dépendantes de tel ou tel pays : île de Man, Jersey, les Iles Vierges etc. (Royaume-Uni), Saint-Barthélemy (possessions française des caraïbes), les Antilles néerlandaise, l'état américain du Delaware, etc. Et qu'on fait les quatre Etats mis au ban de la finance mondiale? Il ont juré leur grands dieux qu'on c'était trompé, que tout allait changer, qu'ils feraient des réformes, qu'ils seraient coopératifs. Et, bien entendu ont les a cru sur parole et, on c'est empressé de les retirer de la liste noire. Voilà comment on a réglé la question des paradis fiscaux, on a commencé par occulter 90% du problème puis, on c'est contenté de vagues promesses.
- Nicolas Sarkozy et Barak Obama se sont rencontrés dans une atmosphère chaleureuse et complice. Je ne reviendrais pas sur ces images à la limites de la propagande, voir : Du plan com à la propagande
Juste une question. On ne nous prendrait pas un peu pour des c...? Non sérieusement? Heureusement qu'il reste quelques médias indépendants et critiques : France Inter, Le Canard Enchaîné, Libération, Le Monde, Rue89, Bakchich info et quelques autres.
Manifester le 1er mai
Vais-je aller manifester le 1er mai? Est-ce que cette grande messe syndicale sert encore à quelque chose?
J'avoue, je ne suis pas très convaincu. Pour moi, descendre dans la rue doit avoir un sens. Si c'est juste pour se retrouver entre syndicalistes agiter quelques banderoles, afficher quelques revendications passe partout et repartir comme on est venu, je ne vois pas trop l'intérêt. Bien que syndicaliste, je ne vais que rarement à la manif du 1er mai. Ma dernière participation remonte même à 2002. Faut dire que les circonstances étaient particulières, très particulières, Le Pen était au deuxième tour de l'élection présidentielle. Je ne voulais pas rester chez moi, je tenais à participer à un grand mouvement de sursaut républicain.
Et cette année? Quel est le contexte? Justifie-t-il quelque chose? Dans les universités, depuis plusieurs semaines, nous nous mobilisons pour faire échec à la politique
de Sarkozy et Pécresse, politique qui vise à créer une concurrence entre les universités, à doucement asphyxier les petites universités jugées peu performantes et, à détricoter le statut des personnels. Alors, je participe comme je peux : je fais les journées de mobilisation, je tourne en rond sur le parvis de l'hôtel de ville, je blogue, etc. Il me parait donc logique le 1er mai d'aller manifester.
Mais, ne résumons pas ce 1er mai à un simple mouvement d'universitaire. Non, la mobilisation est plus large. Les grandes journées de mobilisations interprofessionnelles sont un véritable succès (chose qu'on n'avait pas vu depuis longtemps). Là aussi je participe, voir là. En effet, la politique du petit Nicolas n'est pas seulement dangereuse pour l'éducation, elle est aussi porteuse d'injustices sociales flagrantes, sans parler de l'érosion du pouvoir d'achat contre laquelle rien n'est fait et, des conséquences de la crise économique qui repose largement sur les classes populaires moyennes (licenciements (plus ou moins liés à la crise d'ailleurs), chômage partiel, etc.).
Pour finir, rappelons-nous que nous sommes entrés dans l'ère de la nouvelle politique. Il ne suffit plus d'exprimer des revendications via les organisme habituels (syndicats, associations, etc.) il faut se montrer. Le petit Nicolas, c'est bien regrettable mais c'est un fait, ne réagit qu'en fonction des médias. Si l'on veut faire bouger les choses, il faut donc obtenir une couverture médiatique. Or, le 1er tous les journalistes de France auront la plume, le micro ou la caméra tournés vers la manifestation, ne les décevons pas. Mobilisons nous massivement pour dire à Sarko, marre de ta politique il est tant que tu regardes du coté des classes populaires et moyennes!

