29 avril 2009
Pitié pour les poules!
Les méthodes d'élevage modernes peuvent parfois être particulièrement irrespectueuses des animaux. C'est notamment vrai pour les poules pondeuses. Si, de manière générale l'absence de transparence empêche le consommateur citoyen de faire ces choix en pleine connaissance (sauf dans le cas du Bio), dans le cas des œufs, la législation oblige les producteurs à une information sur les conditions d'élevage des poules pondeuses. Certes, mais encore faut-il s'y retrouver... Le marketing et la publicité use, et abuse, d'images champêtres et de basses cours sans pour autant que cela corresponde à la réalité de l'élevage. Alors, comment s'y retrouver? Une seule solution, se fier aux petits chiffres inscrits sur chaque œufs un petit chiffre sur un œuf faut vraiment être bien informer pour comprendre quelque chose! Pour vous aider, voici une explication de chiffre :
Le mode d'élevage correspond au premier chiffre. Il existe quatre catégories :
0 : Œuf de poule élevée en plein air, selon les normes de l'agriculture biologique. : un accès à un parcours herbeux à l'air libre de 2,5 m2 minimum par poule, une alimentation à base de céréales et oléo-protéagineux biologiques.
- 1 : Œuf de poule élevée en plein air avec un accès à un parcours à l'air libre de 2,5 m2 minimum par poule.
- 2 : Œuf de poule élevée au sol. Élevage intensif à l'intérieur de hangar mais, sans cage et, avec un maximum de 9 poules par m2. Autrement dit, 0,12 m2 minimum par poule, contre 2,5 pour les poules élevées en plein air... La promiscuité est telle qu'elle modifie le comportement naturel des poules : agressivité, etc. et favorise le développement d'épidémie et donc l'emploi massif d'antibiotiques.
- 3 : Œuf de poule élevée en cage. Les poules sont enfermées dans de petites cages. On compte généralement, 18 poules par m2. Autrement dit, 0,05 m2 par poule. Oui vous avez bien lu, 50 cm2 par poule!!! Elles ne peuvent quasiment pas bouger, elles ne peuvent même pas déployer leurs ailes!
Pensez aux poules, n''achetez pas d'œufs portant le chiffre 3, privilégiez, les méthodes d'élevages respectueuses de la nature des poules et, choisissez les oeufs marqués des chiffres 0 ou 1.
23 avril 2009
Qui a dit?
Qui a dit :
"Les journalistes se sont des nullards,
il faut leur cracher à la gueule,
il faut leur marcher dessus, les écraser.
Ce sont des bandits.
Et encore les bandits, eux, ont une morale."
1) Le général Than Shwe, chef de le junte birmane, énervé par une série d'article sur les Droits de l'Homme dans son pays?
2) Abedelaziz Boutteflika, à propos des critiques émises par certains journalistes sur le carractère démocratique, transparent et crédible de sa réélection à la présidence algérienne (90.24% des voix, excusez du peu)?
3) Nicolas Sarkozy, furieux des fuites dans la presse de son séjour dans un palace mexicain en marge de sa visite d'état dans ce pays?
La bonne réponse est :
....
Nicolas Sarkozy. Propos tenus devant les dirigeants de la majorité, et rapporté dans Le Canard enchainé du 15 avril 2009. Notre cher président (bling bling) n'ayant pas vraiment apprécié que la presse française (qui pour une fois a fait son boulot sérieusement) dévoile les petits secrets de son séjour, avec Carla, dans le palace le plus luxueux du Mexique. Ni surtout qu'elle évoque les doutes qui pèsent sur l'origine de la fortune du charmant propriétaire de l'hôtel soupçonné d'entretenir des relations ambigues les cartels de la drogue et de blanchir de l'argent de ces braves "bandits".
17 avril 2009
Infos en vrac, infos creuses
En vrac quelques informations entendues ces derniers temps dans les médias :
- Les Obama ont un chien. Wahou ça c'est de l'info... Il parait que tous présidents américains ont eu un chien donc que Barak se devait d'un avoir un. Ben, pis s'il n'a pas envie d'un chien? Sans parler des questions des journalistes, là on a atteint des sommets de pertinences... Allez pour le plaisir si j'ose dire une question entendue sur TF1 "Il va dormir dans un lit?". On sent qu'à partir de maintenant tout va être différent. C'est ça un grand président. Il a un chien...
- Trois jours après le G20, il n'y a plus de paradis fiscaux. Wahou... Je suis impressionné! Petit rappel, 50% des flux financiers mondiaux passent à un moment ou un autre par au moins un paradis fiscal. Tous les grands organismes de la finance ont des succursales dans ces paradis (même les banques françaises). Et là, en trois jours tout est réglé... On ne pourra plus dissimuler de l'argent au fisc, faire de petits arrangements entre filiales pour dissumler les bénéfices, plus de blanchiment d'argent, plus de... Quelle efficacité! A moins que... En fait, c'est la "liste noire" des paradis fiscaux éditées par le G20 est vide. Faut dire que nos dirigeants n'ont pas été trop regardants. Cette liste ne contenait que quatre pays, plutôt pauvres sans grand poids politique ni surtout financier : le Costa Rica le territoire malaisien de Labuan, les Philippines et l'Uruguay. Mais où sont donc passés les Bahamas, les Iles Caymans, Hong Konk, Singapour, les Seychelles, le Libéria, Trinité-et-Tabago, etc. Sans oublier nos chers amis occidentaux : le Luxembourg, Monaco, la Suisse, l'Autriche, Andorre ou le Liechtenstein et ces petites territoires à statuts spéciaux dépendantes de tel ou tel pays : île de Man, Jersey, les Iles Vierges etc. (Royaume-Uni), Saint-Barthélemy (possessions française des caraïbes), les Antilles néerlandaise, l'état américain du Delaware, etc. Et qu'on fait les quatre Etats mis au ban de la finance mondiale? Il ont juré leur grands dieux qu'on c'était trompé, que tout allait changer, qu'ils feraient des réformes, qu'ils seraient coopératifs. Et, bien entendu ont les a cru sur parole et, on c'est empressé de les retirer de la liste noire. Voilà comment on a réglé la question des paradis fiscaux, on a commencé par occulter 90% du problème puis, on c'est contenté de vagues promesses.
- Nicolas Sarkozy et Barak Obama se sont rencontrés dans une atmosphère chaleureuse et complice. Je ne reviendrais pas sur ces images à la limites de la propagande, voir : Du plan com à la propagande
Juste une question. On ne nous prendrait pas un peu pour des c...? Non sérieusement? Heureusement qu'il reste quelques médias indépendants et critiques : France Inter, Le Canard Enchaîné, Libération, Le Monde, Rue89, Bakchich info et quelques autres.
Manifester le 1er mai
Vais-je aller manifester le 1er mai? Est-ce que cette grande messe syndicale sert encore à quelque chose?
J'avoue, je ne suis pas très convaincu. Pour moi, descendre dans la rue doit avoir un sens. Si c'est juste pour se retrouver entre syndicalistes agiter quelques banderoles, afficher quelques revendications passe partout et repartir comme on est venu, je ne vois pas trop l'intérêt. Bien que syndicaliste, je ne vais que rarement à la manif du 1er mai. Ma dernière participation remonte même à 2002. Faut dire que les circonstances étaient particulières, très particulières, Le Pen était au deuxième tour de l'élection présidentielle. Je ne voulais pas rester chez moi, je tenais à participer à un grand mouvement de sursaut républicain.
Et cette année? Quel est le contexte? Justifie-t-il quelque chose? Dans les universités, depuis plusieurs semaines, nous nous mobilisons pour faire échec à la politique
de Sarkozy et Pécresse, politique qui vise à créer une concurrence entre les universités, à doucement asphyxier les petites universités jugées peu performantes et, à détricoter le statut des personnels. Alors, je participe comme je peux : je fais les journées de mobilisation, je tourne en rond sur le parvis de l'hôtel de ville, je blogue, etc. Il me parait donc logique le 1er mai d'aller manifester.
Mais, ne résumons pas ce 1er mai à un simple mouvement d'universitaire. Non, la mobilisation est plus large. Les grandes journées de mobilisations interprofessionnelles sont un véritable succès (chose qu'on n'avait pas vu depuis longtemps). Là aussi je participe, voir là. En effet, la politique du petit Nicolas n'est pas seulement dangereuse pour l'éducation, elle est aussi porteuse d'injustices sociales flagrantes, sans parler de l'érosion du pouvoir d'achat contre laquelle rien n'est fait et, des conséquences de la crise économique qui repose largement sur les classes populaires moyennes (licenciements (plus ou moins liés à la crise d'ailleurs), chômage partiel, etc.).
Pour finir, rappelons-nous que nous sommes entrés dans l'ère de la nouvelle politique. Il ne suffit plus d'exprimer des revendications via les organisme habituels (syndicats, associations, etc.) il faut se montrer. Le petit Nicolas, c'est bien regrettable mais c'est un fait, ne réagit qu'en fonction des médias. Si l'on veut faire bouger les choses, il faut donc obtenir une couverture médiatique. Or, le 1er tous les journalistes de France auront la plume, le micro ou la caméra tournés vers la manifestation, ne les décevons pas. Mobilisons nous massivement pour dire à Sarko, marre de ta politique il est tant que tu regardes du coté des classes populaires et moyennes!
07 avril 2009
Du plan com à la propagande
On a tous vu ou presque ces images magnifiques, la rencontre entre Barak Obama et Nicolas Sarkozy. Tout avait l'air si réussi, les rues de Strasbourg belles comme une carte postale, nos présidents si heureux de se serrer la main enfin surtout le petit Nicolas qui courrait après une entrevue depuis novembre, les premières dames au second plan qui s'embrassent, au fond, la foule enthousiaste de paisibles strasbourgeois acclamant nos dirigeants. Et puis, cette complicité, notre très médiatique président entraînant son homologue étasunien pour un bain de foule improvisée tandis que la dite foule émue par la "chance" de serrer la main à de si grands hommes semblait sous le charme.
C'était beau comme une image d'Épinal, beau comme un clip en noir et blanc d'un chanteur de la star'ac, beau comme une foule médiévale approchant deux princes, que dis-je deux saints, beau comme...
beau... beaucoup trop beau...
Le rendez-vous a été préparé, minuté, scénarisé, négocié par des les conseillers en communications de nos présidents. On peut se dire que ça n'enlève rien au charme, que c'est le jeu de la politique moderne. Et puis, il reste la foule, ces citoyens anonymes contents de voir les deux présidents.... Citoyens anonymes vraiment? Je crois qu'il est tant d'élargir le champ et, de regarder ce qui se passe dans les rues adjacentes. Là, le spectacle est moins romantique. Ce n'est que policiers, barrières de sécurité, CRS casqués et rues fermées. On appelle cela la "zone rouge". A Bagdad elle est verte, à Strasbourg, elle est rouge mais, il n'y a que la couleur qui change pour le reste, c'est pareil "interdiction de circuler". Même les paisibles strasbourgeois du quartier éprouvent les plus grande difficultés à rentrer chez eux, enfin pour ceux qui ne sont pas trop proche de l'épicentre médiatique, parce que ceux-là, ils sont carrément bloqués. Et, si l'on élargie encore, au loin, dans les quartiers populaires, en bord de Rhin, tenue à l'écart des chef d'états, se trouve la foule des contestataires, des pacifistes, des gauchistes, des pas contents. Une foule prête à défiler contre la guerre en Afghanistan, contre l'OTAN, contre ce qu'elle appelle l'impérialisme américain mais, une foule investi par des petits groupes de militants de l'ultra gauche décidés et violent, ceux que l'on appelle les Black Band, ceux à qui la police, pourtant si nombreuse, va abandonner un quartier populaire de la ville pendant deux heures avant de charger aussi brutalement que tardivement semant la panique parmi les pacifistes, réellement non violent, dépassés par un tel déchaînement de fureur de par et d'autre. Mais, revenons à nos moutons, enfin à notre foule, enfin, je veux dire celle qui serre les mains des présidents. Elle est calme cette foule là, elle est enthousiasme, elle est belle, trop belle pour être vraie... En effet, qui aurait réussi à passer tous ces barrages, tous ces contrôles? Qui, sinon une foule triée sur le volet, qui sinon des gens choisi. Choisi? Par qui? Comment? Facile, la technique est déjà éprouvée. Vous faites deux ou trois bus de militants UMP de la région qui visite Notre Génialissime Président et, vous leur demander d'applaudir quand il faut. Mais là, avec la visite d'Obama, ils se sont surpassés à l'Élysée. Alors résumons :
- Un rendez-vous préparé
- Une rencontre scénarisé
- La presse en rang derrière les barrières
- Des opposant rejetés loin en arrière
- Une foule triée sur le volet qui fait la claque
C'est comme le Canada dry, ça a le goût
de la spontanéité, ça l'odeur de l'authentique mais tout est arrangé.
Pour moi, ces belles images relèvent de la propagande, ni plus ni
moins. Certes, on n'est pas dans la caricature nord coréenne mais, j'y
trouve déjà un arrière goût de soviétisme. A quand la visite du village
traditionnel vidé de sa population et repeuplé de militants communistes UMP?
Écrit le 17 germinal an CCXVII, 6 avril 2009
01 avril 2009
Alors on saura que l’argent ne se mange pas
Quand le dernier arbre aura été abattu
Quand la dernière rivière aura
été empoisonnée
Quand le dernier poisson aura été péché
Alors on
saura que l’argent ne se mange pas
Go Kha Yeh dit Géronimo
Chaman et guerrier Apache
Photo d'Adolph Muhr
Écrit le 12 germinal an CCXVII, 1 avril 2009







