République et socialisme

Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n'est qu'un mot. Jean Jaures

05 juin 2009

Je vote Europe écologie

Hé oui pour la première fois depuis longtemps je ne vais pas voter socialiste. Bien entendu mon vote ira à la gauche mais cette fois-ci c'est Europe écologie qui aura ma voix.

Pourquoi ce choix? Trois raisons : bilan, programme, campagne.

Le bilan

Quand on regarde les votes au Parlement européen on constate que les Vert français et européen ont soutenu les initiatives écologistes ce qui n'est pas surprenant mais aussi sociales.

Programme

Il s'agit là du cœur de l'élection, que propose les candidats? Je ne vais pas me lancer dans un comparatif disons simplement que je trouve le programme d'Europe écologie complet, crédible et cohérent. Sans rentrer dans les détails, voici un ou deux axes forts :

  • la place donné à l'urgence climatique bon d'accord c'était attendu mais c'est important
  • un vrai programme social comprenant notamment un salaire minimum européen et une harmonisation de la fiscalité des entreprise pour éviter le dumping social et donc le nivèlement pas le bas
  • un plan de relance ambitieux et qui voit loin. Il ne s'agit pas de jeter par poignée des milliards sur des industries à bout de souffle mais, de les soutenir vers la nécessaire mutation de l'économie
  • la volonté de créer des emplois 10 millions affirment-ils axés sur le développement durable (aide à la personne, transport en commun, agriculture biologique, énergie renouvelable, etc.) emplois par nature non délocalisable.
  • une vision de l'Europe démocratique et moderne

Leur programme a aussi un petit arrière goût utopique qui ma fois n'est pas désagréable.

Campagne

Il est affligeant de constater  que de Besançenot à l'UMP en passant par Bayrou et le PS on n'entend surtout parler de politique franco-française! Chacun y va de son couplet là l'insécurité, ici Sarkozy, là "réconciliation" réelle? Aubry Royal, ici...  On vote pour des européennes que je sache alors qu'on nous parle d'Europe la présidentielle c'est en 2012!!!. Or, Europe écologie a réellement axée sa campagne sur les thématiques européennes. Il suffit d'ailleurs d'observer les candidats pour se faire une idée de l'importance que les partis accordent à ces élections. Bien souvent on a l'impression que ces élections ne sont que des lots de consolation pour des politiens sous employés ou des  ministres disgraciés. Avouez que ça donne pas envie de voter. Avec Europe écologie au moins les candidats sont des hommes et des femmes de premier plan, engagés et issus d'horizon divers : Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Eva Joly, etc.

Pour finir, puisque je suis allé au meeting génial du Zénith, ils ont un autre attrait, ils font de la politique autrement et ça fait du bien! Un mélange de refflexions sérieuses et crédibles avec de la bonne humeur et de la musique, alors pour finir ce billet, une vidéo La Crise de L'Homme Parle par Europe écologie :


Election Européenne Lipdub Europe Écologie vote le 7 juin
envoyé par EuropeEcologie - Regardez plus de clips, en HD !

Posté par repsocialiste à 10:19 - Europe - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


01 juin 2009

Le Titanic, les écluses et l'Europe

Quand on aime filer la métaphore, il faut savoir ne pas aller trop loin de crainte de verser dans l'absurde et le ridicule.  Philippe de Villiers lui, n'a même pas peur. Il ne craint pas d'aller loin dans l'un des spots radiophonique de Libertas pour les élections européennes, petites présentations des faits presque sans mauvaise fois.

Le spot en question est un duo entre le chasseur traditionaliste Frédéric Nihous et le souverainiste réactionnaire Philippe de Villiers. Malgré leur coté Laurel et Hardy, il faut reconnaître qu'ils se sont bien trouvé ces deux là. Vous allez le voir, le deux compères se sont bien partagé les rôles. En rural plein de bon sens, c'est Nihous qui commence, il tire un constat alarmiste de l'Europe. Nous somme à bord du Titanic, le bateau a heurté l'iceberg et l'orchestre de la commission continue de jouer de la musique. Wahou, ça fait peur!!! Nous coulons... Tout de suite on imagine Leonardo DiCaprio, le navire qui s'enfonce dans les eaux glacées, les passagers de troisième classe enfermés dans le ponts inférieurs, les canots trop rare, etc. C'est là qu'en politicien avisé rentre en scène Philippe de Villiers. Mais, il se croit malin de filer la métaphore. Il faut remettre le navire a flot! Sans vouloir te fâcher Philippe, si le Titanic a heurté un iceberg, qu'il y a une voie d'eau, même avec une armée de plombiers polonais tu n'y pourras pas grand chose... Si nous sommes à bord du Titanic il faut lancer un SOS et commencer à organiser l'évacuation des passagers sans oublier les troisièmes classes. Je comprends Philippe que l'Amérique de l'ère Bush et sa droite chrétienne t'attire mais là c'est désespéré! Pourtant, en mots en tout cas, Libertas continue sa route, de Villiers nous promet de sauver le navire européen.

Quel homme! Quel héros! Prétendre réparer le Titanic en pleine mer, il faut le faire! Et, une fois  son petit bricolage naval terminé, de Villiers mais où est passé Nihous? promet une série de mesures. Encore une fois, il se croit obligé de filer la métaphore navale. Pour nous protéger des commerçants étrangers, il veut construire une série d'écluses. Des écluses??? Sérieusement Philippe est-il nécessaire de te rappeler qu'une écluse n'a jamais empêché un navire de passer qu'au contraire, elle lui permet de passer un obstacle naturel qui barre sa route... Construire une écluse c'est ouvrir une voie, pas la fermer, voyons... Et puis, rappelons nous que les acolytes de Libertas filent la métaphore du Titanic. Alors là, il va falloir que l'on m'explique, que de Villiers ignore l'utilité d'une écluse certes mais qu'au moins, il ne cherche pas les construire en haute mer... D'abord techniquement ça risque d'être difficile et puis surtout ça ne sert à rien, nada, nothing. Certes quand notre Titanic européen perdra son temps dans une écluse inutile, il ne risquera pas de heurter un iceberg, ça c'est sûr. Mais, plutôt que vouloir nous enfermer dans une forteresse maritime, un peu de bon sens Philippe installe nous tout simplement un radar.

Tout compte fait, ces histoires d'écluses en haute mer illustrent, bien malgré eux, l'absurdité des propositions politique de Libertas. Prôner le protectionnisme quand on est la première puissance commercial mondial, c'est se tirer une balle dans le pied. Si l'on ferme nos frontières, les autres le feront aussi et, à qui vendrons-nous nos produits et services??? Et là, la crise sera décuplée!!! Attention, je ne suis pas libre échangiste. Je pense qu'il faut des règles, des normes dans le commerce mondiale. Mais, fermer les frontières ne servira à rien sauf à couler l'économie européenne. Alors, Frédéric laisse les fantômes du Titanic là où ils sont et laisse passer les palombes tant qu'on y est et toi Philippe ne joue pas aux ingénieurs navale va plutôt regarder le Vendée globe challenge, là au moins tu verras de beaux bateaux modernes.

Posté par repsocialiste à 23:36 - Europe - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2009

Elections européennes

Dans l'indifférence générale, les élections européennes approchent. On annonce un taux d'abstention record qui fera le jeu de Sarkozy et son parti l'UMP. Pourtant, ces élections sont importantes... Le Parlement européen est la seule institution communautaire vraiment démocratique, élu au suffrage universel par les peuples de l'Union. Son rôle trop limité à mon goût n'est pas négligeable. Aucune décision ne peut-être prise sans qu'elle passe par lui (pour avis ou pour approbation selon les cas). En outre, il peut censurer la Commission (donc l'obliger à démissionner) et, approuve la nomination d'une nouvelle Commission. L'un des enjeux est donc de savoir qui sera à la tête de la future Commission européenne. Le mandat du libéral Barroso, sera-t-il reconduit? Plus largement quelle orientation politique aura l'Europe dans les cinq ans à venir? Continuera-t-on cette politique libérale qui casse les service publique et les protections sociales ou, fera-t-on un pas vers une Europe sociale et écologiste un pas, pas plus sinon, il faudrait l'accord des états qui sont majoritairement dirigés par des conservateurs?

barroso_sarkozy_300x219

Barroso et Sarkozy, la bonne entente des libéraux

Non seulement, ces élections pourrait renforcé les conservateurs et libéraux, mais en plus, il semble qu'elles risquent de consacré une forte monté des souverainistes pour ne pas dire l'extrême droite dans l'ensemble de l'Union. Est-ce cela l'Europe que nous voulons?

Pour une Europe sociale, protectrice des citoyens, des travailleurs et écologiste, je ne peux que vous inciter à voter le 7 juin. Reste à savoir pour qui... Le débat électoral n'étant pas transcendant, le choix va être difficile. A titre personnel, j'y réfléchi encore ça sera à gauche mais pour qui? J'étudie encore les programmes et bilans.  Mais, promis dès que j'ai une idée précise, je vous en reparlerais ;-)

Parlement_Europeen_Strasbourg_2_3

Pour finir, un peu de musique. Vous connaissez peut-être cette chanson de Tryo, Les Extrêmes. Ils l'avaient écrit en 2000 pour appeler au réveil citoyen pour faire face à la monté de l'extrême droite. On pourrait facilement la l'adapter à ces élections européennes en changement "extrêmes" par "libéraux".

Mais les libéraux c'est toi
C'est toi quand tu ne votes pas !
Mais les libéraux c'est toi

Pas l'envie, pas le temps de faire entendre sa voix
Mobilisez-vous pour faire partie du paysage
Modèle social, services public
Va-t-on laisser se noyer tout ça ?
Tu sais au moins que tu veux être une pierre du barrage
Tu sais au moins que tu veux être une pierre du barrage

Alors tu manifeste contre la déréglementation
Toi qui n'a pas participer aux élections
Il est temps de brandir ses convictions à la main
Construisant une assise pour se sentir citoyen...

Allez, mieux que mon petit bidouillage, voici la vraie chanson de Tryo (désolé pas facile de trouver une vidéo sympa)


Tryo - les extremes
envoyé par paul92 -

Posté par repsocialiste à 18:01 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 février 2008

Seul le peuple peut dédire le peuple!

J'ai assez peu de temps pour écrire en ce moment, toute fois, j'aimerai dire un mot de la ratification du traité de Lisbonne. En 2005, le peuple français a assez nettement rejeté la Constitution européenne. Aujourd’hui on nous présente une nouvelle mouture, très proche de l'ancienne appelée Traité de Lisbonne ou traité simplifié en langage sarkozyste. Or, c'est au Parlement que le président de la République demande de se prononcer sur le texte. Un mot, je dirais :

Seul le peuple peut dédire le peuple!

Ne pas organiser un référendum c'est donc plus qu'un manque de respect au peuple souverain qui c'est déjà prononcé à ce sujet, c'est une insulte à la démocratie. Qu'ils soient de droite, ou qu'ils soient de gauche, qu'ils soient favorable ou qu'ils soient défavorable au Traité de Lisbonne, les parlementaires, devraient, à mon sens, refuser de participer au vote pour laisser au peuple, et à lui seul, la possibilité de se dédire ou non.

Qu'on ne s'y trompe pas, je suis favorable au Traité de Lisbonne. Il est très imparfait mais c'est un premier pas. Mais, je n'accepte pas qu'on contourne ainsi le peuple souverain.

Posté par repsocialiste à 22:36 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 novembre 2007

La Commission européenne refuse une législation sur les services publics

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne a annoncé qu’il renonçait à une législation européenne sur les services publics. Cette loi aurait pu être une garantie de protection pour un certains nombre de service public dit d’intérêt général présent dans la quasi-totalité des pays européens. Au contraire, ce refus, malgré les avancés du traité de Lisbonne ou "traité simplifié", laisse craindre une intensification des dérégularisations. Les services publics sont la seule garantie de l’égal accès des citoyens aux services d’intérêt général. Sans eux, des disparités ne tarderont pas à apparaître, et commence déjà à être visible là où la dérégularisation a fait son œuvre. Cela se traduit, et se traduira, par des difficultés accrues pour les populations les moins favorisées et pour les territoires excentrés.

Jose_Manuel_BarrosoCROPPED
José Manuel Barroso
Source Wikipédia

Ainsi donc, loin de rassurer le peuple européen, la commission prend le risque de creuser un peu plus le fossé entre les citoyens et les institutions. En effet, une loi cadre sur ce sujet aurait été un message fort envoyé aux populations inquiètes du démantèlement de l’état providence mené par l’Union européenne. Le refus d'élaborer une telle loi montre la surdité de la Commission, incapable de comprendre la méfiance populaire vis à vis de l'Union qui se traduit par une monté des partis eurosceptiques (pour ne pas dire nationalistes) et les deux non français et néerlandais à la Constitution européenne. Pour être populaire, l'Unio européenne doit montrer qu'elle peut aussi protéger les citoyens et pas seulement favoriser le libéralisme.

logo

Voir la réaction du groupe socialiste au Parlement européen : http://www.socialistgroup.org

Écrit le 2 frimaire an CCXVI, 23 novembre 2007

Posté par repsocialiste à 22:29 - Europe - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juin 2007

Une Europe tout sauf simple

Ca y est, le traité simplifié est sur les rails. Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et plus largement le  président de la Commission européenne José Manuel Barroso soutenu par les "sages" du groupe Amato, ont, par leurs activismes, sauvé l’essentiel, c'est-à-dire, la Charte des droits fondamentaux et le vote selon le principe : 55% des États représentant 65% de la population. Enfin à deux nuances près. D’abord ce nouveau mode de vote, s’il est ratifié par tous les États, ne rentrera en vigueur qu’en 2014 et pourra même être provisoirement repoussé par un seul État jusqu’en 2017. Deuxième nuance, si la charte s’applique bien, le Royaume-Uni du socialiste néo travailliste Tony Blair la refuse chez lui alors que c’est l’un des pays où elle serait le plus à même d’être invoquée devant les tribunaux. D’ailleurs à ce sujet, on en est où du plan B ? Il est où le volet social ? Comment peut-on encore en imposer un ? Je suis persuadé qu’aucun compromis ne sera jamais trouvé à ce sujet. Que seul un Parlement ayant des compétences étendues et dominées par la gauche européenne peut imposer un minimum d’harmonisation sociale. Enfin passons, c’est plus le sujet.

drapeu_UE

Ceci étant dit, c’est vrai que ce sommet a sauvé les meubles. Mais à quel prix ? D’abord le nouveau bricolage institutionnel est loin d’être simple. Il amende en effet, à la fois le traité sur la Communauté européenne (traité de Rome déjà modifié plusieurs fois : en 1986 par l’Acte unique, en 1992 à Maastricht, en 1997 à Amsterdam et 2000 à Nice) et le traité sur l’Union européenne (traité de Maastricht). Je ne veux pas ici, rentrer dans les détails techniques que je ne maîtrise pas d’ailleurs. Par contre je constate que si la première version de la constitution avait été élaborée dans un cadre très technocratique, il avait au moins l’intérêt d’être transparent et d’avoir un vague fondement démocratique puisqu’il émanait à la fois des états et des Parlements. Alors que là, nous avons assisté au retour des marchandages, des psychodrames, des exceptions et de l’opacité. Pour moi, le seul moyen démocratique d’élaborer une constitution, même quand elle se déguise en traité simplifié, c’est d’élire au préalable une assemblée constituante (en l’occurrence une session spéciale de Parlement européen) puis de faire ratifier le texte par référendum en obtenant une double majorité, celle du peuple européen dans son ensemble et dans chaque État. Une autre chose, l’Europe que l’on est censée construire c’est celle des valeurs. C’est en tout cas, je crois, ce que l’on a dit à la Turquie, c’est en tout cas ainsi que je vois les choses. Si on fait l’Europe que pour un grand marché commun, autant le dire clairement, ça ne m’intéresse pas.

Alors l’Europe politique, celle qui est basée sur des valeurs communes où en est-elle ? C’est elle la grande perdante de ce marchandage entre États. Non seulement les symboles communautaires (drapeau, Hymne à la joie) sont passés à la trappe, mais en plus le coté optionnel de la Charte des droits dilue dangereusement le principe de valeurs communes.

Pour conclure, ce traité simplifié, il ne me plait pas beaucoup, mais je l’accepte comme un moindre mal. L’Europe est sortie de sa crise. Mais ou allons nous maintenant ? Vers un grand marché unique ? Vers l’Europe politique ? Vers l’Europe des cercles ? A choisir, puisque l’Europe politique semble impossible, je suis prêt à accepter le risque d’une union à plusieurs vitesses et de prôner le fédéralisme pour les pays qui le veulent bien. C’est la seule manière, je le crains, d’aller vers une diplomatie et une défense commune et surtout vers une Europe moins libérale et plus sociale.

UE_2007

Carte de l'Union européenne avec régions ultrapérifériques.

En bleu les pays membre, en rose les pays candidats.

(**)= ARYM= Ancienne République yougoslave de Macédoine. Dénomination officielle de l'UE : République de Macédoine.

Régions ultrapériphériques :

Départements d'outre-mer français : Guyane (GF) - Guadeloupe (GP) - Martinique (MQ) - Réunion (RE)
Portugal : Açores (Azo) - Madère (Mad)
Espagne : Canaries (Can)
Attention à cette liste, il faut ajouter les Pays et territoires d'outre-mer

Source Wikipédia

Écrit le 9 messidor an CCXV, 27 juin 2007 

Posté par repsocialiste à 22:32 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2006

Voter oui ou voter non à la constitution européenne

Le texte suivant, n’a pas été écris pour ce blog. Il s’agit d’un courriel que j’ai envoyé à Élise, une amie, à une époque ou j’hésitais encore sur mon vote lors du référundum sur la constitution européenne. Je précise que malgrès mes hésiations, j’ai fini par voter « oui ».

Voici donc le mail original (moins les formules de politesse et les considérations personnelles) :

A priori je suis plutôt pour la Constitution européenne, car :

1)      L’Europe se construit à 25 et non pas tous seul. Plusieurs états ont fait des concessions de taille. Notamment l’Espagne et la Pologne qui ont accepter une diminution de leurs poids relatif dans la prise de décision. Sans parler des efforts des pays traditionnellement eurosceptique comme le Danemark ou le Royaume-Uni.

2)      La constitution qui nous est présentée comporte quelques principes en matière sociale, peu de chose mais c’est toujours mieux que le vide précédent.

3)      La Charte des droits fondamentaux inscrite dans la constitution est plutôt un élément positif (en France la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est seulement en préambule donc inexploitable juridiquement).

4)      Les autres partis sociaux démocrate européen (sauf Maltes) et la confédération des syndicats européen, sont favorable à la constitution.

5)      Dire non ne serais-ce pas jouer le jeu des eurosceptiques ?

6)      Ne risque-t-on pas d’isoler la France donc diminuer sa capacité d’influence ?

Mais je ne suis pas insensible aux arguments du non :

1)      Le manque patent de débat démocratique dans la construction européenne. Le débat constitutionnelle aurait dû avoir lieu avant la rédaction du présent traité et non pas mettre les peuples devant le faite accompli ; par exemple on aurait pu élire une assemblée constituante (comme cela ce fait traditionnellement en France). Je ne parle même de l’absence de débat sur la philosophie générale de l’Union (puissance politique/grand marché commun ; limite de l’élargissement : cas Turc...)

2)      L’orientation franchement libérale du texte. Outre le fait que je ne vois pas en quoi une constitution doit donner les grandes lignes de la politique économique de l’Union, il est claire que le texte en l’état est une menace, encore une, pour les services publics et l’état-providence.

3)      Le manque de démocratie dans la constitution présenté. Elle laisse une large part de pouvoir à des institutions peu démocratique représentant les états (les gouvernements de ceux-ci) et non les peuples. L’essentiel du pouvoir échappe encore au Parlement seule institution vraiment démocratique. Je pense que ce dernier pourrait être doublé d’une seconde chambre représentant démocratiquement les états, du type du Sénat américain (2 élus par états sans tenir compte de la démographie) et disposant d’un large pouvoir de veto.

4)      J’aime assez l’idée (repris par Fabius mais plus ancienne) des trois cercle. D’abord les états qui désirent aller plus loin dans l’intégration (France, Allemagne, Bénélux…), en deuxième les états qui désire avancer au rythme actuel, enfin des états associé mais pas complètement intégré comme la Turquie par exemple.

5)      Un socialiste doit savoir dire non de temps en temps, après le oui à Maastricht, au pacte de stabilité (malgré les promesses de Jospin), à Amsterdam, on pourrait peut-être cessé d’avaler des couleuvres.

Écrit le 11 frimaire an CCXII, 1er décembre 2004

Posté par repsocialiste à 23:18 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1