31 mars 2009
Adoptez un cube!
Le principe est simple, il y a une série de cubes disponible, vous choisissez le votre et, vous l'adoptez en le plaçant sur votre blog. Pour en savoir plus, cliquez sur mon cube.
Voici le cube que j'ai décidé d'adopter :
Il est joli, non?
Maintenant à votre tour, adoptez votre cube!
29 mars 2009
Moraliser le capitalisme?
Depuis quelques jours, la presse fait la chasse aux patrons sans scrupules. On jette en pâture à l’opinion publique un ou deux grands dirigeants d’entreprise qui malgré la crise, malgré l’aide éventuelle d’un État, voir malgré des licenciements empochent quelques centaines de milliers d’Euro sous forme de stocks option et autres parachutes dorés. Loin de moi l’intention de défendre ces profiteurs mais, je constate que cette campagne de presse tombe à pique pour Notre Tout Puissant Président. Lui qui se fend de vouloir "moraliser le capitalisme", il n’a qu’à surfer sur la vague. Et, chaque jour, il va un peu plus loin. Il menace telle ou telle entreprise, puis, il lance un ultimatum au MEDEF et maintenant, on parle d’un décret. Cela va vite, tellement vite que je doute que Laurence Parisot ait la moindre chance de répondre sérieusement à l’ultimatum qui lui est lancé. Mais, est-ce vraiment le but ? Pas sûr... Je crois que nous sommes en face d’un simple plan de communication, du style attention Super Sarko va "moraliser le capitalisme". Tatatin… tremblez patrons car voici le Zorro de la politique. Mais que va-t-on, réellement et profondément, "moraliser" ? Est-ce qu’un décret cousu à la va-vite peut suffire ? Non. Bien sûr que non. Il s’agit simplement de redorer l’image de Notre Très Médiatique Président. Et pendant ce temps là, on ne pense plus à la crise, aux statistiques du chômage qui ne cesse de progresser, au pouvoir d’achat qui s’effrite et avec un peu de chance on pourrait même désamorcer le conflit social en cours. Cela va fonctionner un temps, puis tout retombera comme toutes les campagnes de presse. L’attention se focalisera ailleurs, peut-être d’ailleurs, sur un autre leurre qu’aura lancé l’Elysée.
Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin, le 24 mars 2009
Photo Le Nouvel Observateur
Mais revenons au capitalisme. Imaginons cinq minutes que le décret pondu par le gouvernement ne soit pas trop mauvais et qu’il porte un coup réel à certains abus c’est de la politique fiction ;-). Le capitalisme sera-t-il plus moral pour autant ? J’en doute. N’oublions pas que les stocks option ont été inventés aux États-Unis précisément pour contourner une loi sur la rémunération des chefs d’entreprises. On a voulu limiter leurs salaires du coup, ils ont trouvé une nouvelle manière de se payer, la plus value boursière garantie (ou presque). Je fais donc tout à fait confiance à nos as de la finance pour trouver un nouveau moyen de gagner toujours plus d’argent. Je crois que ce que dit (et fait ?) Notre Omniprésent Président, n’est que de la gesticulation et de la poudre aux yeux. Tant que l’on ne s’attaquera pas au problème de fond, rien ne changera (même si on peut donner un temps l’illusion du changement). Nous sommes dans un système fondamentalement inégalitaire, sans contrôle ni contre pouvoir : le capitalisme financier.
Avant d'aller plus loin, qu’est-ce qu’une entreprise ? C’est la rencontre entre ceux qui ont de l’argent à investir, un capital, et ceux qui ont un savoir faire, une force de travail à vendre en vocabulaire marxiste, et c’est la mise en relation des deux permet de produire des biens ou des services et par là de créer de la richesse. Or, depuis l’origine, le capitalisme, comme son nom l’indique d’ailleurs, favorise ceux qui détiennent le capital. Ce sont eux qui ont le pouvoir, ce sont donc eux qui récoltent et accaparent les fruits de cette rencontre. Le passage au capitalisme financier, c’est-à-dire à la montée en puissance de la spéculation boursière comme moyen de financer l’économie, a encore accentué le déséquilibre originel. Le pouvoir revient aux marchés, aux fonds d’investissements, aux boursicoteurs. Les investisseurs, surtout les plus fortunés, ont su tirer leur épingle du jeu et faire évoluer leurs pratiques à cette nouvelle règle qui désarçonne quelque peu les dirigeant de PME. Si l’ont veut vraiment "moraliser le capitalisme", il faudrait au minimum rééquilibrer le rapport de force entre capital et travail et surtout créer des conditions permettant à des représentants des salariés de jouer un rôle de contrôle et de contre pouvoir au sein même des conseils d’administrations, c’est-à-dire là où tout se joue. Au jour d’aujourd’hui seul les actionnaires élisent les administrateurs. Dès lors, il est facile pour eux de s’octroyer de substantiels avantages, qu’ils soient appelés salaires, dividendes, stocks option ou parachutes dorés. Si les salariés, sans qui aucune entreprise ne pourraient fonctionner, obtenaient une place importante et légitime parmi les administrateurs, il a fort à parier que beaucoup de choses changeraient. Ils représenteraient alors un contre pouvoir limitant de fait les dérives dont on nous parle. Quel représentant du personnel accepterait de voter une augmentation (quelque soit sa forme) à un chef d’entreprise dont la gestion s’avère calamiteuse ? J’irais même plus loin, sachant que l’information sur l’état de santé réel de l’entreprise est connue de tous, quel conseil d’administration oserait présenter une telle mesure ? C’est l’absence de transparence qui favorise les petits accords entre amis. Ce qui est vrai pour les rémunérations des dirigeants l’est aussi pour d’autres actes de gestions tout aussi scandaleux. Il ne fait guère de doute qu’une entreprise faisant des bénéfices aurait du mal à faire voter un plan de licenciement ou une délocalisation. La présence de tous les acteurs, sans être une panacée, forcerait sans doute chacun des acteurs à réfléchir, et à trouver, d’autres solutions viables sur le long terme. Enfin, le reconnaissance du rôle du salariat dans le fonctionnement de l’entreprise devrait entraîner une nouvelle répartition des richesses produites entre d’une part les investisseurs et d’autre part les salariés qui irait bien au-delà de l’intéressement qui, là où il existe, est bien souvent dérisoire comparé aux dividendes versés aux actionnaires.
Je ne suis ni un économiste, ni un spécialise de l’entreprise, je ne sais pas comment les idées exprimées dans ce billet pourraient être appliquées. Il existe sans doute d’autres manières de "moraliser", de réformer en profondeur, le capitalisme mais, il me semble que la participation de tous les acteurs de l’entreprise aux grandes décisions est une condition nécessaire à une gestion plus juste. J’ajoute que je n’ai aucune admiration spéciale pour le capitalisme et que je m’intéresse à tous les moyens permettant de la contourner : coopératives, mutuelles, services publiques, expérience de Lip (« On produit, on vend, on se paie »), etc. mais en attendant une hypothétique généralisation de ces modèles, je pense qu’il faut, au minimum, essayer d’améliorer le système en place. Cela fait sans doute de moi un réformiste et un co-gestionnaire, ce qui devrait heurter les partisans d’une solution révolutionnaire mais, jusqu’à preuve du contraire, aucun système alternatif ne fonctionne, aussi j’assume pleinement mes idées.
Écrit le 9 germinal an CCXVII, 29 mars 2009
25 mars 2009
Les gays ne peuvent pas donner leur sang!
Aujourd'hui, en France, on interdit encore aux homosexuels de donner leur sang! Alors que les campagnes se multiplient pour les appels aux dons, toute une catégorie de la population se voit interdite de participer à cet élan de solidarité. Pourquoi? Selon le docteur Danic, directeur adjoint de l'Etablissement Français du Sang de Bretagne, c'est "une mesure de santé publique" visant à limiter les risques de transmissions du virus du Sida, opinion confirmée par la ministre de la santé Roselyne Bachelot "je ne peux pas faire courir ce risque [de transmission du HIV] aux malades". Pour moi, il s'agit d'une discrimination basée sur deux préjugés :
1) Les gays n'ont pas de stabilité dans leur vie sexuelle
2) Méfions nous des gays, ils ont peut-être le Sida
Je m'élève et m'insurge contre ses préjugés sans
fondements qui stigmatisent une fois de plus les homosexuels en les mettant
à l'écart d'une vie sociale jugée saine. Je comprends que l'on prenne des précautions. Il ne s'agit pas de refaire un scandale du sang contaminé. En ce sens, si les tests ne sont pas fiable à 100%, notamment pendants les premiers jours qui suivent la contamination, il est normal que ceux qui se sont exposée à la maladie, de part leur sexualité, leur mode de vie ou l'utilisation de drogue en intra-veineuse, etc. ne puissent pas donner leur sang. Mais, ce genre de pratique ne concerne pas que la communauté gay! Un hétéro ayant eu plusieurs partenaires dans les derniers mois sans utiliser de préservatif représente un danger beaucoup plus grand de contamination par le VIH qu'un gay fidel. L'important est donc bien de détecter les pratiques à risque et non pas d'écarter d'un revers de main méprisant une partie de la population en se basant uniquement sur son orientation sexuelle ou affective.
Chaque homme est égal devant la maladie et prédisposé à être
contaminé alors pourquoi de telles discriminations subsistent-elles ? Le sang d'un gay n'est pas différent de celui d'un autre, alors pourquoi lui refuser le droit de sauver une vie par un simple don?
Source :
L'express : Homosexuels exclus du don du sang : "une mesure de santé publique"
Libération : Don du sang : "Un risque trop élevé chez les gays"
Écrit le 5 germinal an CCXVII, 25 mars 2009
12 mars 2008
Qui décide de boycotter les livres se punit lui même
Hier, en écoutant France Inter, j'ai entendu le président israélien Shimon Peres. Il parlait du
boycott du Salon du livre par certains auteurs arabes, mais peu importe de quoi il parlait, ce qu'il a dit m'a semblé très juste. Je tiens donc à rapporter ses propos ici, en les sortants volontairement de leur contexte pour leur donner la portée universelle qu’ils ont :
« Je suis contre les autodafés, je suis contre le boycott des livres. Tous ceux qui prétendent lire des livres, s'ils ne lisent que les livres qui leur plaisent c'est une pure perte de temps […] Les livres sont faits pour éveiller la réflexion […] qui décide de boycotter se punit lui-même ».
Shimon Peres
Shimon Peres
par David Shankbone
source Wikipédia
Le 22 ventôse an CCXVI, 12 mars 2008
05 décembre 2007
1000 visiteurs !
Je teins à remercier les 1000 visiteurs qui se sont connectés sur de modeste blog depuis sa création en mai de cette année. Merci donc d’avoir pris le temps de me lire, et de revenir de temps en temps. Je remercie particulièrement ceux qui m’ont bien voulu me laisser un commentaire.
Je suis satisfait de constater que mes lecteurs ne sont pas exclusivement français, comme le montre ce tableau limité aux 100 dernières connexions.
Alors, continuez à venir nombreux-ses et n’hésitez pas à me laisser un petit message ;-)
Encore merci
Repsocialiste
23 octobre 2007
Des étrangers, des résitants morts pour la France
Puisqu'aujourd'hui, on exalte la résistance à travers le martyr de Guy Môquet, puisqu'aujourd'hui on se méfie des immigrés, des sans papiers que l'on pourchasse, des familles étrangères qui doivent prouver leur lien par l'ADN, il me semble pas inutile de rapeler que parmis les résistants qui sont morts pour nous, pour notre liberté, il y avait de nombreux immigrés, avec ou sans papiers.
Quoi de mieux pour symboliser cette lutte des immigrés pour la France, pour la Liberté que de rappeler le sort des martyrs de l'Affiche rouge, fusillés le 21 février 1944 pour faits de résitance.

Source Wikipédia
L'Affiche rouge
Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos Morts pour la France
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant
Louis Aragon
A titre informatif, Missak Manouchian aussi avait écris une letrre d'adieu émouvante vous pouvez la lire là.
Écrit le 2 brumaire an CCXVI, 24 octobre 2007
28 mai 2007
Présentation de mon image personnelle

Ca y est j’ai modifié mon image perso. La première avait été faite rapidement, celle-ci est nettement plus travaillée, même si je suis loin de maîtriser Photoshop !Je voulais en dire quelques mots pour vous la présenter et citer les ayant droits des images.
D’abord l’image de fond, il s’agit d’une eau forte représentant la fête de la fédération (14 juillet 1790 elle fait écho à la prise de la Bastille un an plutôt), l’image appartient au Centre historique des Archives nationales. Il était important pour moi que l’image de base soit une illustration de la Révolution française, car cet événement historique est, politiquement, la base de tout. En outre, la fête de la fédération est un moment d’unité nationale survenue avant le déclenchement de la spirale de la violence (terreur, guerre civile…) même si je suis conscient qu’en 1790, la Révolution n’est pas encore aboutit. En 1790, la France est encore une monarchie aussi cet almanach comprenait plusieurs symboles royaux : couronne et armoiries des Bourbon. Je me suis bien sûr évertué à les faire disparaître. Une dernière chose, autour de l’image, il y a plusieurs figures de révolutionnaires. Parmi ceux que je crois avoir reconnu, je n’ai laissé visible que l’abbé Grégoire que d’ailleurs j’ai chosé de place.
Sur cette base, j’ai collé plusieurs autres images ou photos symbolisant à mes yeux les idées républicaines et/ou socialistes. En premier lieu, la déclaration des Droits de l’homme. L’image choisit appartient à la Photothèque des musées de la ville de Paris. Je l’ai un peu retouché. J’ai surtout modifié la seconde figure allégorique. Alors que sur le tableau originale, il s’agit d’un ange portant un spectre symbole de l’autorité de l’État (du roi ?), je lui ai rogné les ailes et fait porter un triangle symbole d’égalité (d’ailleurs quasiment invisible ici !). Il s’agit donc maintenant d’une déclaration des Droits (de l’Homme, version 1789, 1793, universel, droit de la Femme, de l’Enfant…) entourée de la Liberté (femme avec des chaînes brisées) et de l’Égalité. Outre le message propre à l’image j’ai choisi de placer cette image ici car elle signifiait pour moi l’universalité des idées républicaines et socialistes.
Suivent les trois grands dirigeants socialistes : Jaurès, Blum et Mitterrand. J’ai choisi une carte postale très connue pour illustrer Jean Jaurès. Il est ici un orateur enflammé s’adressant à une large foule. Celle-ci devant rappeler que le socialisme doit être un mouvement de masse et non une avant-garde éclairé. Pour Léon Blum, j’ai choisi la fameuse photo du 14 juillet 1936 (lors d’une manifestation pour le travail, la paix et la liberté) ou le dirigeant socialiste tout sourire est entouré de ses alliers. On reconnaît sur la photo, le couple Blum, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, Roger Salengro, ministre de l’intérieur militant de la SFIO, et derrière entre Blum et Thorez (celui qui est le plus proche de Thorez), le radical Édouard Daladier, ministre de la Défense. Le choix d’une photo représentant divers personnalités politiques a été choisi ici pour signifie la nécessité de s’unir pour l’emporter. Enfin François Mitterrand photographié au Panthéon en 1981. « Bonhomme qui va austère, [..] Silhouette insolites, Bloc de granit, Tonton foule la terre, Lentement, Comme le temps » dit Renaud. François Mitterrand représente ici le pouvoir durablement assumé par les socialistes.
On peut également distingué sur cette image un groupe de manifestants. Il s’agit d’étudiant ou lycéens protestant contre le CPE. C’est une photo publiée sur : http://chatlibre.blog.lemonde.fr/2006/03/ dans un article intitulé « Impressions de la Manif “anti CPE” du 23 mars » avec la légende « Étudiantes très décidées et ravies d’être sur la photo ! ». La photo rappelle ici l’importance du mouvement social. En outre ces lycéennes ou étudiantes apportent à l’ensemble l’enthousiasme de leur jeunesse et une petite touche de féminité.
J’ajoute deux autres images. Un drapeau européen pour signifier mon attachement à la construction européenne et un dessin de Marianne. La femme symbolisant la République, ici coiffée d’un bonnet phrygien pour bien rappeler ses origines révolutionnaires, est ici dessinée par l’auteur de BD Bruno Bellami http://bellaminettes.com/ .








