République et socialisme

Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n'est qu'un mot. Jean Jaures

02 octobre 2009

Bonus, traders et hypocrisie

Sarkozy et Merkel se gargarisent de moraliser le capitalisme. Quelle est belle cette unanimité à dénoncer les immenses bonus des traders : "Ha les salauts ils s'en sont mis plein les poches!!!" croit-on entendre. Socialement ça ne passe pas alors, les politiques montent au front. On va moraliser, réglementer, limiter, réguler enfin on verra au prochain G20. Mais au fait, comment les traders ont-ils réussit à faire d'aussi bons coups spéculatifs alors que les banques étaient, parait-il, au bord de la banqueroute???

sarko_merkel
SarkozyMerkel2 - photo de Chesi - Fotos CC

La réponse est simple, avec l'argent que nous leurs a donné. Oui, nous, nous contribuables français, anglais, allemands, étasuniens, etc. Car dans un bel élan d'unanimité, nos dirigeants ont déversé sur les banques des milliards et des milliards d'argent frais. Et qu'on fait les banques? Sans surprise, elles sont allées sur les marchés financiers pour essayer de d'arrondir un peu le pactole. On leur a fait un chèque en blanc et, elle s'en sont servis, quoi de surprenant? Si les états ne posent pas leurs conditions avant d'avancer des fonds peuvent-ils, après coup, se plaindre de leurs utilisations? L'argent du contribuable aurait sans doute été mieux investi si, au lieu de faire tourner la machine à spéculer, elle avait servi à soutenir la consommation et aidé à financer les PME et les ménages. Que l'on soit clair, les bonus des traders sont scandaleux et immoraux mais, ce n'est qu'un aspect secondaire d'un problème plus grave sur le fonctionnement des banques et les prêts des états aux établissement financiers.

Donc je me résume : Sarko et Merkel filent un max de blé aux banques qui le refilent aux traders qui font des bénéfices et qui empochent des bonus énormes. Et maintenant ils s'en prennent au traders, quelle hypocrisie!!! Avant de crier au loup contre ceux qui se goinfrent en pleine crise on devrait peut-être se demander qui a alimenté l'orgie...

Posté par repsocialiste à 14:44 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


08 avril 2008

Le passage de la flamme olypimque à Paris vu du Québec

Parfois, il est bon de prendre un peu de recul et de regarder ce que disent les étrangers des évènements nationaux. Voici donc une petite vidéo d'un journal québécois sur le passage chaotique de la flamme olympique à Paris.


La flamme olympique éteinte
envoyé par Simric23

Je profite de l'occasion pour rappeler que les manifestations n'étaient pas anti-chinoise, mais pour les Droits de l'Homme en Chine. C'est donc le pouvoir en place, dit communiste, qui tire sur les Tibétains et emprisonne les blogeurs qui était visé, et non la nation chinoise, et non le peuple Chinois.

Posté par repsocialiste à 23:35 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 avril 2008

Marche blanche pour Ingrid Betancourt et les autres otages

Depuis longtemps je pensais faire un billet pour Ingrid Betancourt, mais je ne savais pas quoi écrire d'original. Alors, plutôt que répéter ce qui a déjà été dit, voici l'émouvant appel de Lorenzo, son fils, en faveur de la marche blanche pour la liberté d'Ingrid Betancourt et tous les otages en Colombie.


Lorenzo appelle à la marche blanche 6 avril
envoyé par agirpouringrid

Ingrid Betancourt est la plus connu, mais elle n'est pas la seule, voici la liste des 3000 otages.

Et pour finir en musique, voici Dans la jungle, la chanson de Renaud pour Ingrid Betancourt et les otages :


Renaud- Dans La Jungle
envoyé par YourSong

Posté par repsocialiste à 23:55 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2008

La Chine, le Tibet et l’esprit olympique

Que se passe-t-il réellement au Tibet ? Difficile à savoir. Mais une chose est sûr, un peuple opprimé se soulève, et que l’on écrase cette rébellion en tirant sur le foule, en arrêtant massivement.

300px_Flag_of_Tibet

Que veulent le tibétains ? Finalement pas grand-chose, simplement faire vivre leur culture et leur religion. En effet, la Chine a lancé au Tibet une politique de colonisation et d’étouffement culturel. La culture tibétaine est rejetée dans les marges de la société, à l’école, par exemple, seul la langue chinoise à droit de cité. En outre, on constate un afflux massif de population Han (ethnie de langue chinoise) qui bénéficie sur place de conditions d’installation favorisés. La rue de Lhassa, la capitale tibétaine, prennent de plus en plus une allure chinoise, même si la steppe échappe à cette emprise. Dans ces circonstances, on comprend mieux pourquoi le dalaï-lama parle de « génocide culturel » et pourquoi des tibétains habituellement pacifiques ont pu s’en prendre violement à des hans et détruire leurs commerces.

Toutefois, les violences tibétaines ne doivent pas être exagérées et surtout mis en relation avec l’appareil répressif de l’État communiste. En effet, selon les propres mots de Zhang Qingli, le tout puissant représentant pour le Tibet du parti de l’armée et de l’État, « Nous sommes engagés dans une lutte à mort avec la clique du dalaï-lama. L'ennemi est un loup drapé dans la bure des moines ». Une lutte à mort… on ne saurait être plus clair. Depuis l’invasion du Tibet, toutes les manifestations nationalistes ont été réprimées dans le sang, 80 000 morts en 1959, 400 en 1989 (répression orchestrée d’ailleurs par Hu Jintao actuel homme fort de Pékin) et en 2008 ?


Interview de JJ Mével sur le Tibet
envoyé par lefigaro

Dans ses conditions (sans parler des autres minorités ou des opposants politiques emprisonnés), l’esprit olympique peut-il réellement souffler sur Pékin ? La répression qui s’abat sur le Tibet, les arrestations massives, le quadrillage militaire, les tires à balle réelle contre la foule, la négation de la liberté de la presse (interdiction de se rendre au Tibet pour la presse étrangère par exemple) peuvent-ils laisser le monde sans réaction ?

Les pays démocratiques ne peuvent pas rester sans voix, les Jeux Olympiques ne peuvent pas servir de vitrine à un État qui nie aussi violement les Droits de l’Homme. Mais alors que faire ? Boycotter les JO ? Je crois que cela reviendrait surtout à punir les athlètes. Souvenons nous de l’histoire de la compétition olympique, qu’est qui a le plus marqué les esprits, le boycott des jeux de Moscou en 1980, ou le point levé de Tommie Smith aux JO de Mexico en 1968 ? Pour moi pas de doute, c’est le deuxième geste qui est le plus fort. Les boycotts il y en a eu en 1896, 1956, 1968, 1972, 1976, 1980, 1984 et 1988. Cela a-t-il eut un réel impact ? Non, je crois qu’un acte symbolique fort serait plus efficace, et plus juste pour les athlètes. Alors, pourquoi pas boycotter la cérémonie d’ouverture, ou agrafer sur les habits des athlètes un signe de protestation ? Je pense que la France, patrie de Pierre de Coubertin et des Droits de l’Homme s’honorerait en agissant ainsi. Je crois que de manière générale, toutes les puissances démocratiques devraient se réunir pour agir de concert.

bandeau_rsf
Repporters sans frontières

Écrit le 1er germinal an CCXVI, 21 mars 2008

Posté par repsocialiste à 22:23 - International - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2008

Indépendance du Kosovo et risques pour l’avenir

L’ex-Yougoslavie est a nouveau au coeur de l'actualité géopolitiques. La communauté internationale est maintenant confronté à l'épineux problème de l'indépendance du Kosovo. La situation pourrait sembler simple car cette région est peuplée à 90% d’albanais, mais elle abrite une importante minorité serbe et qui plus est, le Kosovo est le cœur historique de la Serbie, et de ce fait, il renferme une bonne part du patrimoine national de ce peuple et plusieurs monastères importants pour l’orthodoxie serbe. Or, cette province devrait pouvoir déclarer son indépendance dans les mois qui viennent, et ce malgré l’opposition de la Serbie (soutenue par la Russie), état souverain auquel est rattaché le Kosovo.

kosova1ff drapeau_kosova_dardania drapeau_kosovo
Propositions de drapeau pour un Kosovo indépendant

Dès lors, une question se pose, une région peut-elle devenir indépendante malgré l’opposition de son gouvernement légal ? Si le Kosovo créé un précédent en la matière, une réaction en chaîne est possible. Ce sont d’abord les albanais vivants dans d’autres pays, notamment en Macédoine qui risquent d’avoir des idées.

peuplement_albanais

Répartition de la population albanaise dans les Balkans
Source :
Le Monde diplomatique

Plus largement, les populations proches de Belgrade et de Moscou mais vivant dans une région plus ou moins autonome d’un autre pays pourront revendiquer le même droit. Et immédiatement on songe aux serbes de Bosnie, intégrés largement contre leur gré dans la fédération de Bosnie-Herzégovine. Pourront-ils eux aussi réclamer leur indépendance ou demandé leur rattachement à a Serbie ? Pourquoi refuser aux serbes ce qu’on accepte pour les albanais ? Il y a également le problème posé par ses républiques autonomes d’ex-URSS proche de Moscou, mais intégré à un autre état indépendant. On peut citer l’Adjarie, l’Ossétie du Sud et l’Abkhasie, en Géorgie, mais aussi la Transnistrie en Moldavie. Or, toutes ses régions, plus ou moins soutenues par le Russie, sont en conflit avec leurs pouvoirs centraux respectif.

drapeau_serbe_de_bosnie drapeau_adjarie drapeau_ossetie_du_sud drapeau_abkhasie drapeau_transnistrie
Drapeaux des serbes de Bosnie; d'Adjarie; d'Ossétie; d'Abkhasie et de Transnistrie


En outre, d’autres conflits, pas forcément armée, pourrait naître, y compris à l’intérieur de l’Union Européenne, avec par exemple le délicat problème des russes de Lettonie. Mais au-delà de la sphère d’influence russe bien des conflits couvent. Pour rester en Europe, citons, Chypre, toujours divisés en deux parties, l’une grecque, l’autre turque, encore plus proche de nous le terrorisme nationaliste basque ou corse. Beaucoup plus pacifiquement, mais tout aussi ardemment, se pose la question de l’avenir de la Belgique traversée par une grave crise opposant Wallons et Flamants, mais aussi l’Écosse où les nationalistes ont gagné les dernières élections et ont promis un référendum d’autodétermination pour 2010.

drapeau_rep_turc_chypre drapeau_basque drapeau_corsedrapeau_flandre drapeau_wallonie drapeau_ecosse
Drapeaux de la "république" turc de Chypre; basque; corse; flammant; wallon et écossais

Alors quelles frontières pour demain ? Un peuple peut-il encore accéder à l’indépendance ? Toute la diplomatie internationale est basée sur l’intangibilité des frontières. L’éclatement de la Yougoslavie ne l’avait pas vraiment remis en cause, car comme pour la Tchécoslovaquie, il s’agissait de l’échec d’une fédération. Certains état membre se contentant de reprendre leur indépendance. Par contre, et c’est l’une des causes directes de la guerre (pas la seule, je ne minimise pas le nationalisme serbe), les régions ne pouvait pas faire sécession. C’était pourtant la volonté des serbes de Croatie (Krajia) et de Bosnie.

carteyougo

Cartes de la Yougoslavie en guerre
Source :
Le Monde diplomatique

Ainsi donc, avec l’indépendance du Kosovo, c’est cet équilibre qui serait remis en cause. Une remise à plat des normes de la diplomatie internationale semble donc nécessaire. Il ne s’agit pas de tout accepter, de céder à la première attaque terroriste. Mais, on pourrait peut-être envisager que l’ONU, puisse intervenir si un peuple manifeste nettement une volonté d’indépendance. Dans le respect de la souveraineté de l’état tutélaire de ce peuple, la communauté internationale pourrait tenter de veiller au maintient de la concorde civile dans la région travaillée par le nationalisme. Il s’agirait notamment de s’assurer du respect des droits élémentaire de tous, peuple majoritaire aux revendications nationalistes et minorités ethniques légitiment inquiètes. Sous ce contrôle international, un référendum d’autodétermination pourrait être organisé. Le peuple souverain pourrait donc trancher le différent, pacifiquement. Mais si cela était possible, j’avoue je suis un peu utopiste, il faudrait veiller, et j’insiste, aux respects des droits des minorités.

Pour finir, je dirais que la communauté internationale, France et Union Européenne comprises, fait preuve de légèreté dans cette affaire kosovarde. Nous sommes en train de créer un précédant que des nationalistes de tous poils vont structer à la loupe. Accorder une indépendance sans fixer des règles, nier la volonté d'un état souverain sans donner un cadre ou cela est possible, c'est donner des idées à des nationalistes pas toujours pacfiques et démocrates et donc prendre le risque de voir des conflits fleurir dans les régions instables.

Écrit le 1er Pluviôse an CCXVI, 21 janvier 2008

Posté par repsocialiste à 22:33 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2007

L'échec mondial des néo-conservateurs

Début 2001, Georges W. Bush devenait président des États-Unis avec l’appuis des néo-cons (ne pas oublier de prononcer le s ;-) ). En septembre de la même année les terribles attentats contre le World Trate Center et le Pentagone donnent un coup d’accélérateur international aux néo-cons engagés dans un mouvement de lutte contre le terrorisme. Pour ce faire, ils s’appuient sur une série d’États proche d’eux. Ceux-ci se caractérisent par un gouvernement nettement marqué à droite, un conservatisme social, une haute idée de la place de leur pays, une volonté de lutte contre le terrorisme passant par une restriction des libertés individuelles, un alignement diplomatique sur les Etats-Unis allant jusqu’à soutenir l’intervention en Irak et une méfiance vis-à-vis des processus internationaux de lutte contre le réchauffement climatique, notamment le protocole de Kyōto.

Dans un premier temps, les thèses néo-conservatrices semble triomphante, il n’y a guère que la France, parmi les alliers traditionnels des États-Unis, pour faire entendre une voix discordante. Mais, sans entrer dans la politique intérieur des différents pays, la "révélation" des mensonges ayant justifiés la guerre (armes de destructions massives, etc.) et l’enlisement en Irak vont vite plomber les gouvernement pro-Bush.

National_Park_Service_9_11_Statue_of_Liberty_and_WTC_fireIraq_header_2
Source Wikipédia

En Europe, peu de temps après les premières difficultés irakiennes, les gouvernements italien de Silvio Berlusconi et espagnol de José María Aznar sont battus. Plus récemment, c’est l’échec, en Pologne, du PiS de Jarosław Kaczyński. Dans tous les cas, le changement de gouvernement c’est traduit par le retrait plus ou moins rapide des troupe en Irak, une plus ou moins légère modération de l’atlantisme des Etat et un renforcement de l’engagement européen.

Berlusconi_small2Jose_Maria_Aznar001Jaroslaw_Kaczynski_2007_11_05
Silvio Berlusconi, José María Aznar et Jarosław Kaczyński
Source Wikipédia

Ce week-end, se fut le tour de l’Australie de tournée la page conservatrice, avec la défaite de John Howard et l’élection du travailliste Kevin Rudd. Là encore, les premières ruptures internationales annoncées sont le retrait des troupes d'Irak et la ratification du protocole de Kyōto.

Howard2003KevinRuddZoom
John Howard et Kevin Rudd
Source Wikipédia

Aux États-Unis même, les néo-cons sont en mauvaise position. Au point que Georges W Bush est l'un des présidents les plus impopulaire de l'histoire étasunienne et que pour les prochaines élections présidentielles les républicains, qui ont déjà perdu la majorité au Congrès, semblent en mauvaise posture.

George_W_Bush
Georges W Bush
Source Wikipédia

Les peuples ont donc sanctionné la quasi totalité des gouvernements engagés dans l'aventure irakienne. Toutefois, deux démocraties occidentales semblent échapper à la règle, le Royaume-Uni et le Danemark. Le cas anglais est à part puisque très proche allier de Georges W Bush, il n'en est pas moins gouverné par un travailliste aux idées peu compatible avec le néo-conservatisme. Notons tout de même que le nouveau premier ministre Gordon Brown s'avère beaucoup plus prudent sur l'Irak que son prédécesseur. Le cas danois reste donc spécial puis que premier ministre conservateur (qui s'appuis sur l'extrême droite) Anders Fogh Rasmussen vient de remporter un succès aux élections de novembre 2007.

TonyBlairBasraGordon_Brown_IMFRasmussen25042007
Tony Blair, Gordon Brown et Anders Fogh Rasmussen
Source Wikipédia

Cette longue série des échecs électoraux des néo-cons et leurs alliers permettra-t-elle des changements géopolitiques? Je ne veux certainement pas m'amuser au petit jeu des pronostiques. Mais on peut espérer un renforcement des institutions internationales : Union européenne, ONU, etc. une meilleurs lutte internationale contre le réchauffement planétaire et une diplomatie moins agressive et plus tournée vers des solutions de paix. A noter à ce sujet, que les États-Unis se réimplique très nettement dans le conflit israélo-palestinien.

Mais attention, l'échec des néo-conservateurs et leurs alliers ne veut pas dire nécessairement l'échec de la droite. Dans certains pays comme en Pologne, c'est une autre droite qui a remplacé les conservateurs, une droite plus libérale (dans tous les sens du terme pas seulement économique) mais une droite quand même.

Écrit le 6 frimaire an CCXVI, 27 novembre 2007

Posté par repsocialiste à 23:08 - International - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 novembre 2007

Russie : les "chacals" sous les verrous"

Vladimir Poutine, on le sait ne fait pas dans la dentelle, en voici une nouvelle illustration. La semaine dernière, le président russe a qualifié ses opposants de "chacals". Plus exactement, il a dit : « il y a malheureusement dans notre pays des gens qui sont comme des chacals devant les ambassades étrangères […] Ils vont encore sortir dans la rue. […] lls se sont entraînés dans les républiques voisines. Maintenant, ils vont faire des provocations dans le pays. […] Ceux qui s'opposent à nous, il leur faut une Russie faible, malade, une société désorientée, divisée ». Comprenez bien je suis le seul vrai patriote, mes opposants sont à la solde des puissances étrangères, ils vont tentés par des manifestations de déstabiliser la Russie éternelle.

Après les mots, le président russe est passé aux actes : répression des rassemblements de l'opposition et arrestations massive d’opposants, même le très médiatique ancien champion du monde d’échec Garry Kasparov est sous les verrous.

La dérive autoritaire et antidémocratique du régime s’accélère donc. Dans ce contexte, que fait la France de Nicolas Sarkozy ? Les américains ont déjà fait connaître leur « grande préoccupation », et la France, patrie des Droits de l’Homme, que dit-elle ? Où est Rama Yade, secrétaire d'État aux Droit de l'Homme qui fait beaucoup parlé d'elle lorsqu'il s'agit d'intervenir dans des petits pays mais bien peu avec les grandes puissances.

 


Vladimir Poutine.
envoyé par UDF
Un mec, un chef en meeting

Pour plus de précisions

Voir l’article de Emmanuel Grynszpan ; Garry Kasparov case prison ; paru dans Libération aujourd’hui, consultable ici

Sur la répression de l’opposition et les arrestations, voir l’article Russie : nouvelles arrestations d’opposants à une semaine des législatives, paru sur Nouvel Obs. en temps réel consultable ici

Sur Poutine et sa campagne, voir la toujours excellente, chronique de Bernard Guetta, Un mec comme Poutine, diffusée sur France inter le 22 novembre et consultable ici

Écrit le 5 frimaire an CCXVI, 26 novembre 2007

Posté par repsocialiste à 22:38 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 novembre 2007

Arabie Saoudite : une femme violée est fouettée pour avoir parlée

La scène se passe en Arabie Saoudite, un homme doit rendre une photo à une jeune femme de 19 ans. Ils partent donc en voiture ensemble. Mais en route ils croisent sept malfrats armés. Le gang arrête la voiture et viole les occupants. C’est une véritable tournante qui se produit se jour là. La femme est violée successivement par chacun des sept hommes. Une plainte est déposée au tribunal de Qatif.

En octobre 2006, le juge rend son jugement. Les agresseurs sont condamnés pour enlèvement, malgré la présence d’une vidéo, le tribunal n’a pas reconnu le viol. Ils écopent d’une peine de 4 à 5 ans d’emprisonnement et de 80 à 1000 coup de fouet. Encore plus surprenant, et le suite du jugement, estimant que les victimes étant un homme et une femme mariée, ils n’avaient rien à faire ensemble. Ils sont donc condamnés à… 90 coups de fouet. Vous ne rêvez pas, la "justice" saoudienne condamne aussi les victimes ! En outre, il est apparu au cours du procès que le juge semblait plus intéressé par le cas d’une femme qui a osé s’absenter de son foyer sans son mari que par la souffrance d’une victime.

La femme décide de témoigner son, légitime, sentiment d’injustice dans la presse. Résultat, nouveau jugement, cette fois-ci elle écope de six mois de prison et 200 coups de fouet.

Le message du tribunal de Qatif est donc clair : femmes victimes de viol, ne portez pas plainte, si vous avez été agressées, c’est sans doute de votre faute.

Les droits les plus élémentaires des femmes sont donc piétinés à travers ce jugement : non reconnaissance du traumatisme d’un viol, interdiction de circuler librement sans leur mari, interdiction de voir des hommes autres que la famille (mari, père et frères) même si la femme est voilée jusqu’aux yeux !

Pour en savoir plus sur ce jugement, les pressions exercées contre l’avocat de la victime ou l’étrange système judiciaire saoudien, voir l’article publié par Human Rigths Watch.

Voir aussi la réaction d’un jeune musulman indigné : islamiqua.canalblog.com

Écrit le 30 brumaire an CCXVI, 21 novembre 2007

Posté par repsocialiste à 22:44 - International - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1