République et socialisme

Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n'est qu'un mot. Jean Jaures

10 décembre 2009

Identité nationale suite

Dans le billet précédant, j'en suis venu à la conclusion que l'essence de l'identité nationale française était résumée dans cette phrase :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale »
Et que finalement, chaque élection la valide (ou non) et, donne un mandat aux élus pour mettre en application ces principes. Mais au fait, avaient-ils besoin de moi pour lire la Constitution???

constitution1958

Je ne crois pas. Le diable est dans les détails disais-je ? Alors cherchons dans les détails. L’énoncé du problème est clair, il ne comporte ni ambiguïté, ni sous-entendus. C’est donc ailleurs qu’il faut chercher. Par contre, on peut se demander qui pose la question ? Le Président de la République? Indirectement oui. Mais pourquoi ? Comme nous l'avons rappelé, il a reçu, lors de son élection, un mandat explicite pour mettre en œuvre sa vision de l’identité nationale. Veut-il que nous discutions de sa politique ? Si cela l’intéresse, je me propose de rédiger un mémoire expliquant que le danger imminent pour la République c’est le communautarisme (la République est « indivisible ») avec lequel il joue au lieu de le combattre (discrimination positive, ghettoïsation des banlieues, etc.) et que son sape permanent des Services publics (La Poste, Éducation nationale, Culture, etc.) mine la dimension sociale de notre République. Mais, il balaiera mes pauvres écrits d’un revers de main en disant qu’il a été élu pour réformer. Dit autrement, il me rappellerait qu’il a un mandat. Alors pourquoi ce débat? Revenons à mon interrogation initiale, qui pose la question? Directement, le ministre de l’immigration et de l’identité nationale. Curieux non, de relier les deux. Si l’on a fait cela, c’est bien que les deux termes interagissent. A n’en pas douter d’ailleurs, l’immigration agit bien mais à la marge sur la culture nationale et donc quelque part sur l’identité nationale. Toute fois, cela semble bien mince pour en faire un ministère. En outre, si l’identité nationale est basée sur un contrat, cela facilite l’intégration des immigrés qui n’ont qu’à le rejeter par une expression démocratique ou le ratifier. Cette dernière solution l’emportant largement, d’ailleurs, avec parfois un zèle étonnant. Par exemple, une amie, fille de républicains espagnols réfugiés en France, déclare regretter de ne pas connaître un mot d’espagnol car, ces parents par respect pour leur pays d’accueil n’ont pas voulu transmettre leur culture d’origine ou cette famille maghrébine qui a exigé de ces enfants qu’ils ne parlent entre eux que le français et ce, même si la mère peu à l’aise avec cette langue préfère continuer de s’exprimer en arabe. En outre, les analyses sociales du malaise des banlieues permet de mettre en lumière ce phénomène, la base n’est pas le rejet de la France mais, le non respect du pacte sociale républicain, le sentiment de mise à l’écart, de discrimination, de divisibilité subite de la communauté nationale qui provoque la colère des jeunes, finalement ce qu’ils demandent malgré le caractère incompréhensible des méthodes employées, c’est le respect des valeurs fondatrice de la France qu’on leurs a transmit sans leurs appliquer.

egalite

Alors, pourquoi relier immigration et identité nationale ? Cela n’a pas de sens. Sauf a considérer que l’une menace l’autre… sauf, à considérer qu’il y a là un clin d’œil appuyé à ceux qui dénoncent une immigration qu’ils disent massive qui dénaturerait notre pays et renverserait irrémédiablement les bases de notre culture, nos valeurs chrétiennes pour en imposer une autre sans que l’on sache d’ailleurs laquelle, islamique ? africaine ? chinoise ? Bref, il y a là un message subliminale assez facile à identifier, un appel du pied à l’extrême-droite et son goût affirmé, depuis le XIXe siècle, pour le déclin de la France et la menace étrangère, autrefois celle des juifs, des italiens ou des polonais, aujourd’hui celle des musulmans, des arabes, des noirs ou des sans papiers. Dès lors, je considère que ce débat est inique car biaisé. Je ne contribuerais donc pas au site de M. Besson et, je le laisse en tête à tête avec les racistes qui polluent son forum et obligent les modérateurs à un travail constant de surveillance. Mais, comment s’en étonner ? A jouer avec le feu, on fini par trouver des flammes, et bien souvent celles bleu, blanc, rouge d’un Front national dont on souhaite siphonner la base électorale.

PoingBBRpg

Affiche du FN en vue des élection régionales de 2010

Pour conclure, je rappellerai à M. Sarkozy, qui semble, et à juste titre, apprécier Albert Camus, que la peste (brune) commence par le pullulement des rats malades, on un trouve un, puis deux puis dix, on s’habitue mais, ils apportent leur mal et rapidement, l’épidémie éclate. Alors, M. le Président de la République, ne jouez pas avec le feu, ne jouez pas avec les rats. Ne faites pas mine de leur donner secrètement raison pour mieux gagner leur voix, combattez, la bêtise, le racisme, la déroute de la Fraternité, condamnez les idées qui grouillent comme des rats sales et porteurs de miasmes plutôt que leur donner un cadre de développement républicain d’apparence mais où la peste pourra se développer. A force d’être déçu par la contre façon de facture républicaine, les Français risquent fort de s’intéresser à l’originale d’essence fasciste. Ne soyez pas, même contre votre volonté, l’artisan du développement des idées de l’extrême-droite qui coulerait notre identité nationale comme elle l’a déjà fait avec Pétain.

la_peste_albert_camus

Écrit le 16 frimaire an CCXVIII, 6 décembre 2009

Posté par repsocialiste à 11:13 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 décembre 2009

Identité nationale

C’est le sujet de philo du moment : qu’est que l’identité nationale française?

 

Depuis que je planche sur le sujet, je nage. C’est quoi notre identité ? Alors je pose la question autour de moi, j’écoute ce que l’on en dit dans les médias. A la question pour toi c’est quoi être français ? Soit l’on répond « heu… je ne sais pas moi, heu… » ce qui ne m’avance pas beaucoup… Soit l’on répond « moi tu sais je suis basque alors tu sais la nation française… » ou encore « moi je suis niçois et je me sens tout à fait italien » (Thierry Ardison sur Canal +). Bref, soit les gens se sentent français mais ne savent pas pourquoi soit, ils ne sentent pas français malgré leur nationalité. Mais alors la France c’est quoi ?

800px_Logo_de_la_R_publique_fran_aise

La France, est-ce, le pays ou l’on parle français ? Avouons que c’est une définition, facile, tentante, presque évidente. La nation définie par la langue, c’est ce que l’on appelle la définition allemande. C’est les nationalistes allemands, comme Treitschke, qui au XIXe siècle l’ont théorisée lorsqu’ils ont réalisé l’unité de leur pays éparpillé jusque là en une trentaine d’états. Pour eux, est allemand qui parle allemand (ou un dialecte germanique). Cela a permis de justifier le conquête de l’Alsace Moselle en 1870, année précisément où l’unité allemande a été proclamée. C’est en s’appuyant sur ce nationalisme traditionnel que le nazi Hitler a annexé l’Autriche, les Sudètes tchèques et quelques autres territoires (d’autres conquête ont été faite au nom de « l’espace vitale » qu’il ne faut pas attribuer au nationalisme du XIXe siècle mais bien à la folle volonté de puissance du nazisme). Mais n’oublions pas non plus que c’est aussi par crainte de cette définition qu’après la guerre, on a chassé les populations de langue allemande installée depuis plusieurs siècles en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Russie, etc. Et puis, si l’on veut baser la France sur la langue, il faut d’urgence redéfinir ces frontière. Rappelons que la Corse parle une langue à part, proche de l’italien, que la Catalogne, le Pays Basque et la Flandres s’étendent en France, que la Bretagne est de tradition celtique, que l’Alsace et la Moselle parlent des dialectes allemands, respectivement l’alsacien et le francisque. Et, a contrario, d’autre régions sont de tradition francophone sans être française, la Wallonie Belges, la Suisse romande, le Val d’Aoste italien. On le voit, malgré les succès de l’école républicaine dans sa volonté d’imposer le français comme seule langue nationale, définir la France par sa langue conduit à l’échec.

dialectes_france

Alors quoi, la France ne ressemblerait à rien ? Pourquoi la Corse serait-elle française alors que la Wallonie serait belge ? Pour résoudre ce problème de Gaulle avait une formule, assez jolie d’ailleurs :

« La France a été forgé à coup d’épée »

Alors c’est ça la France ? Nous sommes un accident de l’histoire ? Un agrégat de conquêtes difformes. Un patchwork de peuples sans unité réelle sinon une histoire commune à la quelle chaque province c’est rattachée, ou détachée, au gré des guerres comme un train prend, ou perd, un wagon dans chaque gare ?

Seul les monarchistes peuvent s’accommoder de cette définition. « Les rois ont fait la France » disent-ils. La France c’est finalement le patrimoine d’une famille, les capétiens (branche Bourbon ou Orléans). Ils l’ont construite pour augmenter leur domaine, leur puissance, leur influence. Et, c’est par respect pour leur drapeau_royaliste1puissance et leur légitimité que l’on devait être fidèle au pays. Les royalistes s’accommodent facilement de régionalisme niçois ou breton car l’identité régionale n’est pas incompatible avec leurs idées, ce qui est important c’est la fidélité à la couronne. Pourtant, cette conception là de la France, on le sait a fané sous le feu des Lumières pour jusqu’à sombrer définitivement le 21 septembre 1792 lorsque la Convention nationale (nationale, justement) a voté à l’unanimité l’abolition de la royauté. Il en reste pourtant de nos jours, surfant sur les scandales politique pour appeler à un arbitre neutre, comme si un roi était différent des autres hommes, incorruptible et, par nature, dévoué et désintéressé. Les monarchistes, plus ou moins, enveloppés de cléricalisme accusent souvent les autres français de confondre la France avec la République. Mais, ne touchons-nous pas là à l’une des pierres angulaires de l’identité nationale française ? Qu’est-ce que la France sinon cette Marianne qui coiffé d’un bonnet phrygien guide le peuple parisien sur les barricades de 1830 ?

Eug_ne_Delacroix___La_libert__guidant_le_peuple
La Liberté guidant le peuple
Eugène Delacroix, musée du Louvre

Mieux encore que 1830, l’histoire de France a basculé à la Révolutionnaire. L’identité nationale aussi. De la raison du plus fort, du hasard des armes, nous sommes passé à l’adhésion volontaire à une nation définie comme un projet, une culture. Depuis la Révolution nous ne sommes plus français car telle ou telle défaite militaire, tel ou tel traité, a fait changé notre province de mains, nous sommes français car nous le voulons. Comme l’a théorisé Renan, chaque élection est un référendum sur l’identité nationale. Élire des hommes politiques favorable à l’unité nationale est une acceptation de fait de cette même unité. Cela valant pour les frontières mais aussi pour le "contrat social" ce que l’on appelle les valeurs républicaines. L’essentiel de celles-ci se retrouve, fort logiquement d’ailleurs, dans la Constitution. Celle-ci se réfère à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droit de l’Homme [...] tels qu’ils ont été définis dans la Déclaration de 1789… ». Mais surtout, elle définie dans son article un, le sens de la nation : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». C’est la phrase clef, chaque mot compte. La nation est la France, sa nature est républicaine. Mais, comme ce terme est vague, alors,  il est immédiatement précisé :

  •  « indivisible », c’est-à-dire qu’on ne peut ni diviser son territoire, ni son peuple, les mêmes droits et les même devoir s’appliquent à tous, il n’existe notamment pas de communauté qui justifie un statut particulier.
  • « Laïc », ce qui garantie à la foi la neutralité de l’Etat vis à vis des religions et la liberté de conscience.
  • « Démocratique » le fondement du pouvoir repose donc dans le peuple qui élit ses représentants chargés de gouverner le pays.
  • « sociale » c’est-à-dire que la République œuvre pour l’égalité des chances, à travers, l’éducation, la juste répartition de l’impôt et l’aide accordée à ceux qui en ont besoin.

280966676

L’essentiel est donc là mais, tout n’y est pas, les détails de mise en application sont discutables. Or, comme souvent, le diable se cache dans les détails, dès lors, seules les élections d’envergures nationales (législatives, sénatoriales et présidentielles) et supranationales (européennes) permettent de trancher les milles et une question mises en suspend dans cette petite phrase à la fois géniale et ambiguë.

Lire la suite

Posté par repsocialiste à 08:45 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2009

Welcome

Je viens de voir Welcome. Quel film!!! C'est bouleversant. A travers cette histoire à travers cet homme son amour déçu, à travers ce réfugié, son rêve, son amour en vu, on touche mine de rien la misère humaine. L'on se sent honteux d'être français. Comment dans notre pays la police traque ceux qui viennent en aide à des malheureux! Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à mon grand oncle qui aidait et hébergeait ceux qui voulaient passer la ligne de démarcation, sans jamais rien leur demander et sans en avoir tirer, après coup, un quelconque honneur. Au moins à l'époque la police et l'occupant avaient l'excuse d'agir pour des nazis. Mais, en République on n'a pas d'excuse. Quelque soit le problème migratoire sur lequel je ne veux pas revenir dans ce billet, je trouve scandaleux qu'on poursuive quelqu'un car il a aidé son prochain.

Pour finir, je me suis aussi posé cette question. Et si l'évacuation de la "jungle" de Calais était la réponse du gouvernement à ce film? Et si, la mise en lumière d'un scandale humain avait été traité par la dispersion des victimes pour les rendre moins visibles?

Posté par repsocialiste à 11:40 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2009

Chicken manager

L'autre jour j'écoutais AlexisHK et, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à l'affaire Clearstream et, ce combat à distance entre deux ténors politiques prêts à tout pour arriver et... plomber l'autre.

Voici donc la vidéo, avec toutes mes condoléances aux amis politiques du "coupable" qui sera pendu "à un crochet de boucher".

Heureusement qu'avec la "moralisation" du capitalisme de Sarko, Merckel et Obama, plus jamais il n'y aura plus jamais de (faux) listing de gens cherchant à échaper au fisc en planquant leur fric dans un paradis fiscal. Comment vous ne savez pas? Il n'y a plus de paradis fiscaux... Donc plus de coup bas de ce type...

Posté par repsocialiste à 22:08 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 septembre 2009

Crise et chanson

Je ne sait pas si vous avez remarqué mais, ces dernier temps, se sont les chansons engagées sur la situation économique qui créée le buzz sur Internet. La crise inspire les chanteurs et, passionne les internautes qui en sont victime.

En 2007, avant que la crise n'éclate vraiment, c'est La Chanson du dimanche qui a ouvert la voie avec Super Pouvoir d'achat

 

 

Jouant des frustrations de la société de consommation ben oui on  ne peut pas tous, consommer tout le temps et des promesses non tenues de Sarkozy le président autoproclamé du pouvoir d'achat, le groupe obtient un succès considérable.

 

Puis, il y a eu L'Homme parle avec La Crise.

 

 

Encore une fois la vidéo tourne sur Internet, de mails en mails de blogs en blogs.  Cette fois-ci nous sommes en pleine crise, le chômage progresse, la situation financière des plus fragiles se dégrade. L'heure n'est plus aux rêves :

"Un jour mon patron me dira
Allez je vous augmente aussi
Mais aujourd’hui je vous licencie
"

Le groupe observe, désabusé, les puissants, "les banques sans foi ni loi", "les pros de la langue de bois", les grands patrons protégés par l'État "Je m’en fous, je peux planter ma société / On fera tourner la planche à billets" et invite le peuple, les victimes de la crise, à danser sur ce "monde en morceaux".

 

Enfin tout récemment c'est à Volo de créer le buzz avec Réguler

 

 

Nous sommes maintenant bien habitué à la crise, "on nous a dit plein de choses sur la crise financière", les puissants dont nous parlait L'Homme parle ont montré leurs limites, en laissant s'effondrer le système. Ironiquement, le chanteur leur lance donc "allez tous vous faire réguler / Vous nous faites rigoler".

 

J'attends aujourd'hui le prochain tube sur le thème : vous vous en êtes, encore, mis plein les poches pendant la crise pendant que nous on rame.

 

Mais revenons à ces trois chansons, elles se ressemblent un peu. Les artistes avec leur sensibilité et, une pointe d'humour, dénoncent une économie devenue toute puissante pour le seul profit d'une minorité de plus en plus visible, ceux qui ont le pouvoir d'achat. Le succès de ces chansons doit beaucoup, je crois, au décalage de plus en plus grand entre les classes populaires et moyennes et l'élite. D'un coté un peuple inquiet par les échecs des traders, la monté du chômage, les délocalisations, l'érosion constante de son pouvoir d'achat et de l'autre, une élite économique et politique qui étale ostensiblement sa réussite et sa fortune. En politique on porte des vêtements de haute couture, des bijoux de grands joailliers, on part en vacances dans des yatchs ou sur les plus belles résidences de la cote est américaine. Coté, finances et industries c'est les protections que s'accordent les dirigeants : parachutes dorés, retraites chapeau mais aussi, la monté constante de leurs revenues (salaire + stock option + bonus+ etc.) qui heurte l'opinion publique. Et ce d'autant plus que dans le même temps, cette même élite, annonce aux salariés qu'il faut "réformer" démanteler les protections sociales, qu'on ne peut pas se permettre d'augmenter les salaires, qu'il faudra travailler plus (allongement de l'âge de départ à la retraite, travail du dimanche, etc.) sans bien entendu gagner plus car, vous comprenez, il y a la mondialisation, la concurrence des travailleurs roumains, tunisiens ou chinois. Bref, pendant que les uns trinquent, les autres se goinfrent. Les gouvernants, malgré un habillage com particulièrement soigné, ne peuvent plus vraiment caché qu'ils font le jeux des puissants : subventions recors pour les banques, bouclier fiscal, etc. sans daigner se pencher réellement sur le sort des classes populaires et moyennes.

 

Parfois, en secret, je vous l'avoue, je rêve que le peuple demande des comptes cette élite gloutonne et indécente. Je ne dis pas qu'il faut pendre à la lanterne ces nouveaux aristo, non je demande juste qu'un gouvernement se penche sur les comptes de ces gens là. Que les élus du peuple condamnent les abus, plafonnent les revenus et prélèvent, par une fiscalité socialement juste, le nécessaire pour faire fonctionner normalement notre société et nos protections sociales.

 

Mais comme se jour est encore loin et que le spectre de la mondialisation justifie encore toutes les dérives, j'ai envie de dire : "allez tous vous faire réguler" pendant que nous, nous dansons "sur le monde en morceau" en rêvant du "pouvoir d'achat" que nous n'aurons jamais.

Posté par repsocialiste à 23:05 - Vie politique française - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2009

J'emmerde Sarkozy

Il y a quelques jours, j'écoutais sur France Inter un réfugié politique d'origine libanaise raconter son arrivé en France dans les années 70, sa découverte d'un pays en paix et libre, sa joie d'avoir obtenu la nationalité française. A un moment, il évoque une étrange leçon de démocratie qu'il a donné à sa fille. Un jour alors qu'ils rentraient tous deux chez eux, notre homme s'arrête devant le policier lui dit à trois reprises : "J'emmerde Giscard [le président de la République de l'époque]"
Puis, il repart librement et dit a sa fille :
"Au premier j'emmerde je serais déjà en prison dans 130 pays au moins, au deuxième dans cent pays je serais déjà mort et au troisième tu serais en train de chercher les partie de mon corps dispersé. N'oublie jamais, c'est ça la France". Cette anecdote fut suivie d'une longue réflexion sur la nature de la France, de la République et de la chance que l'on a de vivre dans un pays libre. Je me suis senti fier et heureux d'être français.

Mais, petit à petit un doute c'est instillé en moi. Et si aujourd'hui un arabe disait à un policier "J'emmerde Sarkozy", que se passerait-il? Et même s'il n'était pas arabe? Puis, il m'est revenu à l'esprit ces étrangers affaires dont on nous parle depuis quelques temps. Vous savez cet homme condamné pour offense au chef de l'État, à une peine symbolique certes mais condamné quand même. L'offense venait d'un écriteaux brandit devant Sarkozy sur lequel il était écrit  "Casse toi pov'con", faisant référence d'ailleurs à une insulte lancée par le chef d'État lui même à un citoyen qui refusait de lui serrer la main.

Puis, il y a aussi ce professeur de philosophie jugé pour avoir dit lors d'un contrôle d'identité "Sarkozy je te vois".

Et que dire cette internaute convoqué au commissariat début juin pour avoir laissé un commentaire sous une vidéo de Nadine Morano. Cette femme a osé écrire "hou la menteuse" à l'adresse de la sous ministre secrétaire d'État à la Famille. Trois mot, trois petit mots pour exprimer une conviction citoyenne, Morano est de mauvaise fois lors d'un échange avec un journaliste de i> Télé. Alors quoi, en France douter d'un ministre est-il un délit? Affirmer qu'il a menti est une "injure publique envers un membre du ministère" passible du tribunal?

"Casse toi pov'con"
"Sarkozy je te vois"
"Hou la menteuse"

D'un seul coup je doute. Trois ou quatre petits mots pas pire qu'un "j'emmerde Giscard". Trois mots pour exprimer une opinion, pour provoquer l'ordre en place, pour renvoyer un politicien à ses propres insultes. Trois mots, vulgaire mais non calomnieux. "J'emmerde Giscard", trois mots, comme une garantie de qu'on vit bien dans un pays libre.

"offense au chef de l'État"
"injure publique envers un membre du ministère"

Je peux donc traité mon voisin de menteur mais pas un ministre?
Le président de la République peut donc lancer à un citoyen qui l'agace "Casse toi pov'con" mais je ne peux pas le dire au président de la République?

Qu'a-t-on fait de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen pourtant adossée à notre constitution ?

art. 11 "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi"

art. 6 "La Loi [...] doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse."

art. 1er "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits."

La liberté d'expression est-elle limitée par une sorte de crime de lèse-majesté moderne? Sarkozy est-il devenu Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom?

Je sais pas vous mais tout cela me donne une furieuse envie de tester, par l'absurde, comme notre réfugié libanais, l'état de la Liberté en France. Aussi je dis, j'écris, et je signe :

"Morano a menti"
"Casse toi pov'con"
et
"Sarkozy je t'emmerde"

Posté par repsocialiste à 23:22 - Vie politique française - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 avril 2009

Qui a dit?

Qui a dit :

"Les journalistes se sont des nullards,
il faut leur cracher à la gueule,
il faut leur marcher dessus, les écraser.
Ce sont des bandits.
Et encore les bandits, eux, ont une morale."


1) Le général Than Shwe, chef de le junte birmane, énervé par une série d'article sur les Droits de l'Homme dans son pays?

2) Abedelaziz Boutteflika, à propos des critiques émises par certains journalistes sur le carractère démocratique, transparent et crédible de sa réélection à la présidence algérienne (90.24% des voix, excusez du peu)?

3) Nicolas Sarkozy, furieux des fuites dans la presse de son séjour dans un palace mexicain en marge de sa visite d'état dans ce pays?

La bonne réponse est :

....

Nicolas Sarkozy. Propos tenus devant les dirigeants de la majorité, et rapporté dans Le Canard enchainé du 15 avril 2009. Notre cher président (bling bling) n'ayant pas vraiment apprécié que la presse française (qui pour une fois a fait son boulot sérieusement) dévoile les petits secrets de son séjour, avec Carla, dans le palace le plus luxueux du Mexique. Ni surtout qu'elle évoque les doutes qui pèsent sur l'origine de la fortune du charmant propriétaire de l'hôtel soupçonné d'entretenir des relations ambigues les cartels de la drogue et de blanchir de l'argent de ces braves "bandits".

Posté par repsocialiste à 11:51 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2009

Du plan com à la propagande

On a tous vu ou presque ces images magnifiques, la rencontre entre Barak Obama et Nicolas Sarkozy. Tout avait l'air si réussi, les rues de Strasbourg belles comme une carte postale, nos présidents si heureux de se serrer la main enfin surtout le petit Nicolas qui courrait après une entrevue depuis novembre, les premières dames au second plan qui s'embrassent, au fond, la foule enthousiaste de paisibles strasbourgeois acclamant nos dirigeants. Et puis, cette complicité, notre très médiatique président entraînant son homologue étasunien pour un bain de foule improvisée tandis que la dite foule émue par la "chance" de serrer la main à de si grands hommes semblait sous le charme.

foule_Sarkozy_obama
Source AFP Nice Matin

C'était beau comme une image d'Épinal, beau comme un clip en noir et blanc d'un chanteur de la star'ac, beau comme une foule médiévale approchant deux princes, que dis-je deux saints, beau comme...

 

beau... beaucoup trop beau...

 

Le rendez-vous a été préparé, minuté, scénarisé,  négocié par des les conseillers en communications de nos présidents. On peut se dire que ça n'enlève rien au charme, que c'est le jeu de la politique moderne. Et puis, il reste la foule, ces citoyens anonymes contents de voir les deux présidents.... Citoyens anonymes vraiment?  Je crois qu'il est tant d'élargir le champ et, de regarder ce qui se passe dans les rues adjacentes. Là, le spectacle est moins romantique. Ce n'est que policiers, barrières de sécurité, CRS casqués et rues fermées. On appelle cela la "zone rouge". A Bagdad elle est verte, à Strasbourg, elle est rouge mais, il n'y a que la couleur qui change pour le reste, c'est pareil "interdiction de circuler". Même les paisibles strasbourgeois du quartier éprouvent les plus grande difficultés à rentrer chez eux, enfin pour ceux qui ne sont pas trop proche de l'épicentre médiatique, parce que ceux-là, ils sont carrément bloqués. Et, si l'on élargie encore, au loin, dans les quartiers populaires, en bord de Rhin, tenue à l'écart des chef d'états, se trouve la foule des contestataires, des pacifistes, des gauchistes, des pas contents. Une foule prête à défiler contre la guerre en Afghanistan, contre l'OTAN, contre ce qu'elle appelle l'impérialisme américain mais, une foule investi par des petits groupes de militants de l'ultra gauche décidés et violent, ceux que l'on appelle les Black Band, ceux à qui la police, pourtant si nombreuse, va abandonner un quartier populaire de la ville pendant deux heures avant de charger aussi brutalement que tardivement semant la panique parmi les pacifistes, réellement non violent, dépassés par un tel déchaînement de fureur de par et d'autre. Mais, revenons à nos moutons, enfin à notre foule, enfin, je veux dire celle qui serre les mains des présidents. Elle est calme cette foule là, elle est enthousiasme, elle est belle, trop belle pour être vraie... En effet, qui aurait réussi à passer tous ces barrages, tous ces contrôles?  Qui, sinon une foule triée sur le volet, qui sinon des gens choisi. Choisi? Par qui? Comment? Facile, la technique est déjà éprouvée. Vous faites deux ou trois bus de militants UMP de la région qui visite Notre Génialissime Président et, vous leur demander d'applaudir quand il faut. Mais là, avec la visite d'Obama, ils se sont surpassés à l'Élysée. Alors résumons :

  1. Un rendez-vous préparé
  2. Une rencontre scénarisé
  3. La presse en rang derrière les barrières
  4. Des opposant rejetés loin en arrière
  5. Une foule triée sur le volet qui fait la claque

C'est comme le Canada dry, ça a le goût de la spontanéité, ça l'odeur de l'authentique mais tout est arrangé. Pour moi, ces belles images relèvent de la propagande, ni plus ni moins. Certes, on n'est pas dans la caricature nord coréenne mais, j'y trouve déjà un arrière goût de soviétisme. A quand la visite du village traditionnel vidé de sa population et repeuplé de militants communistes UMP?

Écrit le 17 germinal an CCXVII, 6 avril 2009

Posté par repsocialiste à 09:05 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mars 2009

Rumeur d'augmentation de la TVA, vers un scandale sociale?

Levé de bonne humeur, comme tous les matins, j'allume la radio, sur France Inter, et j'écoute les infos d'une oreille distraite  :

"... Sarkozy... Palestine... une agression dans une lycée de Gagny... hausse des impôt... CSG".

Quoi??? Qu'est-ce que je viens d'entendre??? Mon attention se concentre immédiatement sur le reportage en cours. On m'explique qu'à cause de la crise le déficit public ne cesse de croitre (il devrait être multiplié par deux en 2009) et qu'il faudra bien payer tôt ou tard. Rien n'est officiel, n'est n'est prévu, mais des rumeurs courent dans les rang de la majorité (lancée depuis l'Élysée?), il va falloir augmenter les impôts. Certes mais comment??? Voilà le raisonnement d'un député UMP. On ne peut pas laisser filer les déficits indéfiniment, les revenus de l'État baissent (crise oblige), les dépenses augmentent (crise oblige) il va falloir rééquilibrer tout ça. Et là, une seule solution augmenter les impôts. Or, on ne peut pas toucher à l'impôt sur le revenu pour cause de cadeau fiscal bouclier fiscal (Johnny tu peux rester en France), on ne peut pas trop toucher à la TVA qui est déjà élevée, ne reste donc que la CSG. Importante en masse (premier impôt direct en France) , quasi indolore puisqu'elle est prélevée à la source, autrement dit sur les salaires, la CSG semble être toute désignée.

Injustice sociale

Si la principe de la CGS peut paraître intéressant, son augmentation dans le contexte actuel serait un véritable scandale et une injustice sociale flagrante! Résumons en quelques mots la politique économique et fiscale de Sarkozy. Il y a d'abord le paquet fiscal (dont le fameux bouclier) accordé aux plus riches (13 milliard 'Euros), puis il y a ses dizaines de milliards donnés aux banques et aux entreprises (industrie automobile notamment) sans pour autant empêcher les licenciements (exemple de Valéo). Alors que pendant ce temps, le pouvoir d'achat des es moyenne et populaire ne cesse de se dégrader sans que rien de soit fait pour le soutenir :  pas d'augmentation de salaire, pas d'augmentation de la prime à l'emploi, pas de baisse de la TVA. Les es populaire et moyennes payent donc le prix fort à la crise. Et, elles risquent de payer encore un peu plus si la CSG venait à augmenter. Et que les richissismes amis  de not'e bon président se rassurent, la CSG est inclue dans le bouclier fiscal. Donc, pas d'augmentation d'impôt en vu pour les plus aisés. Seule les es populaires et moyennes paieront.

Si ça ce n'est pas une injustice sociale??? En à peine deux ans on baisserait les impôts des plus riches pour augmenter ceux des autres catégories sociales!!!

Je ne sais pas vous, mais moi je n'ai pas envi de payer sur mon salaire pour les cadeaux fiscaux fait aux plus riches, pas plus que les conséquences d'une crise économique engendrée par les politiques libérale et l'irresponsabilité de quelques boursicoteurs. Alors, plus que jamais, tous dans la rue le 19 mars pour dire non à la politique économique de Nicolas Sarkozy!

Écrit le 27 ventôse an CCXVII, 17 mars 2009

Posté par repsocialiste à 21:11 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 septembre 2008

Où va le PS?

Comme beaucoup je me pose cette question où va le PS ? Assistera-t-on à un concours d’égos menant ce grand parti de gauche droit dans le mur et condamnant la France à subir 10 ans de sarkozysme ? OuLOGO_PS des débats sortira une nouvelle orientation susceptible de remettre ce parti en ordre de marche ?

Je n’ai pas de solutions à proposer aux militants, n’étant plus militant moi-même. Mais, il me semble que plusieurs éléments sont à prendre en compte pour une réussite de ce parti. Je voudrais donc, sans rentrer dans les détails techniques vous faire part de mes impressions. Pour réussir, il faut, je crois remplir trois conditions :

1 Être vraiment à gauche

Qui n’a pas constaté la dérive libéralisante d’une certaine frange de ce parti ? Sur plus d’une rbra_nc_280407éforme ciglée UMP, on a eu l’impression que finalement à écouter Manuel Valls ou d’autres qu’il y avait là de pas trop mauvaises idées même si notre président allait trop loin. Des exemples ? la réforme des retraites, celle des universités, etc. Je crois qu’il faut clarifier les choses. Le peuple de gauche, à mon sens mais je peux me tromper, attend un projet ancré à gauche et marqué du sceau du développement durable. Et cela, autant en matière d’économie, de politique sociale (les retraites, la Sécu, etc.), de défense des service publique, d’éduction, de transports de logement, etc. Sur tous ces sujets, comme beaucoup, je suis prêt à évoluer, à faire des sacrifices, à condition de préserver l’essentiel. En outre, comme beaucoup de militants syndicaux, j’aimerai voir un peu plus les socialistes sur le terrain et dans la rue.

2 Prendre en compte l’Europe

Plus qu’une contrainte, l’Europe est une chance, ne la laissons pas passer. Mais, ce n’est pas une raison pour accepter n’importe quoi. A l’heure actuelle, les institutions communautaires, bien peu démocratiquedrapeu_UE d’ailleurs, sont d'orientation libérale. Et de ce fait, elles s'opposeront à une vraie politique de gauche venue de la seule France. Il me semble donc nécessaire que les partis socialistes européens soient en mesure de proposer un contre projet de gauche et de l'assumer lorsqu'ils ont le pouvoir dans leurs états respectifs ou au Parlement de Strasbourg. En conséquence, pour moi, le projet socialiste français doit tenir compte de cet état de fait non pas agir comme si cela n'existait pas et nous proposer de belles résolutions franco-françaises sans applications réelles car non eurocompatible. Certains l'on fait par le passé, on a vu ce que cela donne... suivez mon regard en direction du fameux plan B qui n'existait pas européenement parlant... Mais, je suis conscient que la tache est rude... Comment trouver un terrain d’entente avec les travaillistes anglais, les sociaux démocrates allemands ou suédois, le PSOE espagnole, etc. ? Pas facile mais, pas impossible ! Cette vision de l’Europe passe donc par une concertation des gauches européennes pour une réorientation politique nationale et européenne mais aussi, par une réforme des institutions visant à les démocratiser et donc à donner le pouvoir au Parlement. Bon je sais je suis à la limite de l’utopie mais, qu’on moins on cesse de se moquer des citoyens en leurs faisant des promesses d’autant plus facile qu’elles sont inapplicable.

3 Trouver une majorité ayant une volonté de changer le parti

A mon sens, seul un vaste rassemblement incluant la gauche du parti mais sans se limiter à elle est nécessaire à condition de ne pas trop déborder sur la droite… Il faut donc trouver une majorité, et un secrétaire général, à même de faire taire les écuries présidentielles et de créer une unité permettanjulien_drayt à chacun de se remettre au travail afin de construire un projet de gauche et crédible. Je crains fort que le choix d’un présidentiable à la tête du parti Delanoë, Royal, Fabius ou Hollande (non pitié), ne fasse que raviver les querelles d’égos. Chaque chose en son temps, la présidentielle n’est pas pour demain, ne brûlons pas les étapes. Alors qui vais-je soutenir ??? Je ne sais pas encore. Mais les candidats potentiels sont peu nombreux. J’exclu d’entrée de jeu les strauskaniens (Moscovici ou Cambadélis), reste donc Martine Aubry ou Julien Dray. A titre personnel, je pencherais plus facilement vers Julien Dray. D’abord car je crois qu’il a une réelle volonté de modifier l’orientation du PS dans le sens qui me convient, et d’autre part, je pense que ses qualités personnelles et sa bonne connaissance du terrain font de lui un bon candidat.

Bref, ça ne sera pas facile de sortir le PS de l’ornière ou il c’est embourber. Il faudrait pour cela une vraie volonté de travail collective, en respectant la diversité de chacun mais en cessant de toujours penser à la présidentielle. Et surtout il faudrait reconstruire un vrai programme de gauche crédible et moderne. Ben non moderne ça veut pas dire libérale ! La tâche est rude mais aujourd’hui il faut agir. C’est l’heure du sursaut ou du déclin !

Photo de Julien Dray trouvé sur Facebook

Écrit le 18 fructidor an CCXVI, 9 avril 2008

Posté par repsocialiste à 16:18 - Vie politique française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3   Page suivante »